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日志


10月30日

L'hiver sera rude...les voisins coupent du bois.

Tiens ? Il pleut encore ce soir. Comme hier et avant hier.
Serait-ce déjà le retour de la saison des pluies ?
Zut, je n'ai pas eu le temps de refaire l'étanchéïté du toit ouvrant de la voiture.
10月19日

Je suis mort !

L'un des animaux les plus redoutés de Guyane est....un papillon. Le papillon cendre, plus exactement. Il n'est pas carnivore, il ne transmet ni le Sarkozite aigüe, ni la grippe de la poulette (la copine du poulet), ni même la maladie de la vache folle. Pourtant, l'évocation de son nom usuel suffit à provoquer des démangeaisons imaginaires chez les habitants de Guyane ainsi que les rares touristes malchanceux. Tiens, ça fait bien, ça : "rares touristes malchanceux"... J'entretiens le suspense...
 
Et voilà que pas plus tard que ce soir, je remarque un de ces papillons de nuits qui se cogne sans cesse au neon à environ 1 mètre de moi....enfin, en comptant l'hypothénus, à peu près 2 mètres.
Les papillons de nuit, c'est pas ça qui manque ici. Inquièt, j'ai pchité quelques coups de Baygon sur l'impudent qui a osé troubler ma chasse aux moustiques. Sans succès car le Baygon, c'est pour tuer les sticks qui doivent peser 500 fois moins qu'un papillon. Bon, je laisse couler et je finis de repasser les draps. Non, je ne suis pas à ce point maniaque, ces draps m'ont été prétés et je me dois de les rendre propres et repassés, choses que je ne fais jamais pour les miens.
Au bout d'un certain temps, la bête volante a quand même fini par agoniser par terre.
J'y ai jeté un coup d'oeil.
Comme je suis jeune et curieux-qui a dit menteur ?-je l'ai bien détaillé et pris en photo. Ca donne ça :
 
P1160891recadré
 
Comme je suis jeune et curieux - en plus moderne, je fais une petite recherche. Ce qui a donné :
Regardez bien les papillons. A votre avis le mien, il s'appelle comment ? 
Gagné !!!  Hylesia Metabus.
Et Hylesia Metabus, c'est le nom scientifique du papillon cendre.
 
Pour l'instant, je ne ressens aucune démangaison. Je touche du bois. Je n'ai plus d'anti-histaminique. Je ne sais pas combien de temps ça va mettre pour me transformer en clafoutis.....Aaaaarrrghe, des draaaaaaaaaaaps repassés! Ils étaient sous ce néon quand cette bestiole se cognait contre tout ce qui ne bouge pas et qqui a chaque choc, libérait des centaines de flèchettes microscopiques qui ne se détruisent paaaaas et qui provoquent d'intenses démangaisons. ET pas des imaginaires !!!!
J'ai encore tiré le gros lot. 
 
 


10月15日

prix d'un billet d'avion Arras-Paris

Aujourd'hui, quelqu'un est tombé sur ce blog en cherchant le prix d'un billet d'avion entre Arras et Paris. Je n'habite pas Arras mais j'ai quelques éléments de réponse. Non pas sur le prix mais sur la pertinence d'un tel voyage.
L'airoport qui déssert Arras se trouve à Lesquin, dans le Nord...à côté de Lille. Il vous faudra compter sur le temps Lesquin-Arras qui doit tourner dans les 35 mn sans l'embouteillage à Lille. Il vous faudra également compter le temps d'enrégistrement....aller, on va dire 30 mn pour un vol intérieur. A Paris, il faudra penser au trajet Airoport-Paris, après avoir récupéré ses baggages : 45 mn au mieux. Le tout faisant : 1h50 sans le vol qui doit être, à 500 km/h, doit être à 20 mn, si effectivement l'avion vole à cette vitesse. A 300 km/h, il faudra plus de 30mn. En tout, 2H30 facile ! Moi je dirai une heure de plus.
Le TGV ? Gar du Nord Arras centre : 50 mn. 28 € plein tarif en seconde.
Qui dit mieux ?
10月11日

Vieux potes II

 When they kick up your front door
How you're gonna come ?
With your hands on your head, or...
 
 
   
Marrant, je ne les avais jamais vus en vidéo.

Le Molokoï

Ce soir, c'est fête alors je m'en vais vous conter ma première rando en Guyane. Je sais, au bout de deux ans et demi, il était temps de me remuer un peu les fesses.
 
Le Molokoï est le nom d'un sentier de rando d'un peu moins de vingt Km et accessoirement c'est le nom d'une tortue. Ce sentier relie le village de Cacao à la RN 2 à la hauteur de l'auberge des orpailleurs qu'on peut faire en deux jours, un jour, voire quelques heures pour les plus entrainés. Inutile de vous dire que je fais partie de la première catégorie de randonneurs.
 
Le balisage de ce sentier est entretenu par une association qui met à disposition deux carbets à mi parcours. Biensûr, nous payons la modique somme de cinq euros par tête pour ces travaux.
 
Joris, notre ex-VAT, récemment passé à l'ennemie, mais qui reste notre think-tank pour les sorties en tout genre, a judicieusement proposé de démarrer par une soirée à l'auberge des orpailleurs afin de démarrer la rando tôt dans la matinée à la fraîche (il a de bonnes idées ce petit). Il avait raison de douter de notre capacité à partir à temps le matin même de Cayenne.
 
Quand je dis soirée, c'est un repas tout à fait convenable et nuitée en hamac au bord de la rivière. Très sobrement. Rien à voir avec les habituelles beuveries de djeuns.
Nuit plutôt fraîche mais en Guyane, personne ne s'en plaindra. C'est aussi la première fois que j'entends des singes hurleurs. C'est assez impressionnant. Je croyais que c'était l'autoroute...avant de réaliser qu'il n'y pas d'autoroute en Guyane. Non, je n'avais pas abusé de ti'punch. Juste un moment d'égarement.
Ce soir là, Julien et je ne sais plus qui...Cath peut-être, ont essayé de pêcher. Sans succès.
Le matin à l'auberge des orpailleurs-photo Mélina
 
 
  
A l'auberge des orpailleurs, certains souriaient pour la dernière fois-Photo par Elodie
 
Le lendemain, l'inertie d'un groupe de 8-car on était huit, nous a fait partir un plus tard que prévu. Au début, le chemin correspondait assez bien à la carte au 25 000 ème qu'on avait. Mais rapidement, c'était devenu compliqué à retrouver. Heureusement, sur le terrain, des plaquettes jaunes balisaient bien la route à suivre.
 
Seule bestiole qu'on ait vue. Elle n'avait pas le temps de se barrer.
Environ 10 cm de long et malheureusement parfaitement inoffensif (xenodon werneri)
 
 
Rapidement aussi, mon sac était devenu trop lourd pour les montées et les descentes sucessives. Là, je me rends compte que, porter ce sac pour aller de l'airoport au RER ce n'est pas la même chose que sur terrain accidenté. Physiquement, j'étais à bout. On n'avait pourtant que dix Km à faire ! 10 petits kilomètres ! Je restais à la traine avec la pauvre Vanessa qui était à peine en meilleur état que moi. Des criques à traverser sur des troncs, des troncs à contourner, à franchir, à passer en dessous, des collines à escalader puis à redecendre sans se casser la figure.
J'avais le regard tellement fixé sur mes pas que j'ai un moment raté un virage (faut le faire, n'est-ce pas...rater un virage à pieds !)...finalement, on était trois à avoir quitté le sentier sans s'en rendre compte. Heureusment qu'on était sur une crête et on a vite fait demi tour pour retrouver les fameuses plaquettes jaunes.
 
Pendant que certains s'amusent d'autres...
 
......!!! Photo Cath et Marc
 
On a atteint les carbets au bout de...6h30...soit deux heures après les premiers. Moi, tellement épuisé que je n'avais plus du tout faim.
 
On s'attendait à être seul sur le coup mais on a été rejoint par d'autres groupes qui sont arrivés après. Certains étaient même surpris de se retrouver avec autant de monde. C'est vrai qu'on ne part pas en forêt pour retrouver la foule...mais s'ils avaient réservé et donc payé, ils auraient su qu'il n'y avait plus de place au carbet. Mais bon, certains aiment se mettre dans des situations imprévisibles qu'ils n'assument pas.
 
En attendant le soir, baignade, bucheronnage pour enlever un arbre tombé sur le carbet cuisine et surtout pour monter qu'on était des coulillus, chasse, pêche et cueillette.
Pour les trois dernières activités, ça n'a pas bien marché mais heureusement, on avait un plan B.
 
 
Travaux ménagers et franchissement de cours d'eau - Photos-je ne sais plus qui
 
 
Le soir, apéros, bonne bouffe, vins, desserts-bin oui, les sacs lourds, c'était pas des briques qu'on transportait ! D'autres ont préfèré de la bouffe de rando : sardines et couak, compote et eau.
La nuit a été sans moustiques. Un peu fraîche, mais agréable et calme. En tout cas, aussi agréable que possible dans un hamac.  Je vous rappelle que c'est super chiant d'aller faire pipi en plein milieu de la nuit qaund on dort dans un hamac. Essayez d'aller faire pipi au milieu de la nuit quand vous n'avez pas les yeux en face des trous, qu'il faut trouver les tongs rangés quelque part en dessous, tout en vérifiant qu'entre temps, une bête ne s'est pas invité dans vos affaires...
 
Le lendemain, après un solide petit déj  (non, on ne s'était pas vraiment privé), on a repris la route. Celle ci commeçait par une long montée. Mais comme on avait descendu tout le liquide et la nourriture qu'on transportait, ça allait beaucoup mieux ! Pas de coeur battant la chamade, pas de frissons d'épuisement, pas de cuisses qui n'obéissent pas. En plus cette partie était bien plus jolie que la précédente, avec de nombreuses criques à traverser. Le B-O-N-H-E-U-R.
 
    
Séance photo et épreuve de bain de boue (tout le monde l'a réussi, même le chien)
 
 
Arrivé vers 14 h à Cacao, on s'est attablé au marché juste à temps pour manger une soupe vietnamienne avant de clore le WE en allant se baigner.
Pour plus de Photos, allez feuilleter l'album.
 
Conclusions de ce WE :
  • Mes choix vestimentaires, je ne change rien : chemises à manches longues pantalons fermés, tous traités contre les insectes. Un bon point pour la chemise en lin et le pantalon de l'armée (acheté aux puces). Bien qu'il ait été fait pour le climat européen, je l'ai trouvé bien plus confortable qu'un pantalon plus léger en synthétique. En revanche, problème de séchage...
  • Mes chaussures : euh...je ne sais pas. Les patogas de l'armée sont un peu légères au niveau plantaire mais la toile de dessus me va bien. A moins de trouver des jungle boots, je ne change rien. Surtout que j'ai payé les miennes 20 € aux puces de Clignancourt.
  • Traitements : Elénol (antiparasitaire) en préventif, étalé sur une bande au dessus des chaussettes et au tour de la taille. Zéro piqures de poux d'agoutis et zéro gêne par les taons. Contrairement à mes potes en pentacourt et débardeur.
  • Mon sac à dos : A jeter. En fait, c'était un sac de voyage qui pouvait se porter sur le dos, avec des bretelles ridicules, complètement deséquilibré. Il faut un sac sérieux !
  • Eau : filtre à eau à acheter (mes trois bouteilles d'eau ont été liquidées à l'aller). L'eau des criques sont très claires mais bon, ce n'est pas sans risque.
  • La nourriture : à voir selon la nature du WE et.... forme du moment.
  • Sécurité : hein ? Hors sujet ! Sauf, comme toute balade en forêt, il faut être au moins à trois. Bin oui, c'est pas un chiffre vertueux, c'est juste pour être à deux pour pouvoir porter le troisième.
  • Horaires : Impeccable ! Ce serait encore mieux si on pouvait partir plus tôt de l'auberge et manger en route !
  • Orientation : laissez boussole et GPS chez vous. Vous risquerez de les abimer inutilement. Le sentier est balisé. Sinon, vous pouvez les amener pour vous rassurer.
  • Contrainte : il faut avoir deux voitures...donc être au moins deux ! En effet, il faut laisser une voiture à chaque bout du sentier.
J'ai hâte de recommencer. Peut être pas avec les jeunes de 25 ans qui cavalent comme des lapins, même si maintenant je suis équipé d'un filtre à eau qui va résoudre un de mes plus gros problèmes et bientôt, d'un nouveau sac à dos de rando (ouais, ya des gens qui se font plaisir avec une moto ou une voiture à moteur rotatif, moi j'achète des filtres à eau...).
 
Je dédie cette première rando à Florence qui en a tellement souffert lors de son premier Molokoï.
 
 
Photos de Mélina, Stéphanie, Joris, Cath et Marc, Julien et Vanessa. Merci  ! Et aussi à Canelle, la chienne, qui nous a bien tenu compagnie.
 
  


10月9日

J'ai une vie virtuelle !!!

C'est un article parfaitement inutile au regard de l'objectif que je m'étais fixée à la création de ce blog. Mais bon, ce soir, j'ai envie de pleurer sur mon sort. Je vais raconter ce que je ressens à la perte de mon disque dur.  
Comme j'ai indiqué plus bas, j'ai niqué mon disque dur lors de mo passage en métropole. Comment ? Je ne sais pas exactement, mais certainement en portant l'ordinatuer ouvert d'une main...du côté du disque dur...mais pas sûr. Par manque de temps, je ne l'ai pas fait réparer et peut être n'est-il pas réparable d'ailleurs. En tout cas, j'ai remplacé le disque dur défectueux et j'ai entrepris à tout faire redémarrer presque tout seul, avec pour seule aide, la hotline la plus efficace : mon beaufrère.
Bref, j'ai retrouvé un ordinateur qui marche mais qui ne ressemble plus au mien. D'ailleur, il ne ressemble à rien. Un bureau froid, avec juste les logiciels qu'il faut, pas de bordel-tout bien rangé ! Où sont ces répertoires introuvables enfouies sous des sous-répertoires parfaitement incohérants ? Mes méls ! Où sont mes méls ! Mes données sur l'aviation patiemment glanées sur le ouebe ? Et mes archives de MSN ou de SKYPE ! Toutes mes conversation intimes !
Si certains effacent au fur et à mesure ces données, moi, je les garde toutes. Toute une vie virtuelle perdue dans de bêtes circuits électroniques.
Le plus affreux c'est quand je ramène des photos laissées sur mon ordinateur de travail et que je me rends compte que certaines sont perdues pour toujours. Arghhhhh.
 
Plus que gagner au Loto, plus qu'épouser Marion Cottilard, plus que passer une soirée à picoler avec Einstein, plus que battre Nicholas Lagache au badminton, je voudrais que mon disque dur s'auto-réparer et me rende cette petite vie perdue. 
 
Pour oublier, je m'en vais me faire un ti'punch. Ca se fait pas de picoler tout seul, mais bon c'est ex-cep-tion-nel.
 
Quelle merde le progrès informatique !!!
 
 
10月1日

Home sweet home

Me revoilà de retour ! Bien content de retrouver mon trop petit appart, mes crottes de lézards, mes chiens qui ne sont pas à moi, cet odeur bizarre de renfermé et mon lit qu'il est beau...enfin...confortable, ou plutôt fonctionnel, bref ma tanière, quoi !
Content de retrouver la chaleur, même si les premières heures sont toujours un peu rude.

En tout cas, vous me direz ce que vous voudrez, mais il m'a suffit de 15 jours en métropole, pour que je tombe malade alors qu'en Guyane, je n'ai pas encore été malade une seule fois, même pas un petit rhume.  Alors ? c'est où l'enfer ?
Autant tout mettre sur ce séjour où j'ai pas mal foiré mes projets. Heureusement que les copains étaient là !

Ah oui, j'allais oublier. J'ai aussi expérimenté la perte du disque de mon ordinateur et donc, de la perte des données que je n'ai pas eu le temps de sauvegarder sur un disque dur externe. Ca fait bizarre de se voir ainsi effacer...

Sinon, dans l'avion, j'ai vu une page dans le magasine Air France qui m'a laissé un arrière goût amer :  Mikhail Gorbatchev faisant la pub pour de la baggagerie Louis Vuitton.

J'ai hâte de retourner à nouveau dans la forêt. Tester mon petit sac à dos et mon filtre à eau à 0,2 micron.