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日志


8月15日

Guyane méconnue

Dimanche dernier, pique-nique au...? En fait, l'endroit n'a pas de nom officiel. Je commence, au bout de deux années à supporter la conduite fantaisiste des automobiliste et autres surprises du chef du fonctionnement de la société Guyanaise, à découvrir les petits coins sympas, à moitiés autorisés (donc à moitié interdits).
La Savane Roche Virginie, tout le monde connaît, mais c'est pas franchement ouvert au pubic. Là, Marc et Cat nous ont amenés à un ancien carbet de l'ONF où il ne subsiste aucune trace de carbet mais, au bout d'une demie heure de marche, on arrive à une baignoire d'eau fraîche et claire...
Ne comptez pas sur moi pour vous dire où ça se trouve. Muni de cartes au 25 000ème (cartes les plus précises où l'on voit les bâtiments...), on n'estr plus très sûr de l'endroit exacte où il faut sortir de la route nationale entre Cayenne et Régina...
8月6日

Dure limite

Je me rends compte que la définition des photos mises en ligne dans ce blog se dégrade de plus et en plus. Peut être devrai-je changer de crèmerie. Si quelqu'un connaît un tuyeau, je suis preneur. Sinon, vous conituerez à voir des photos nulles (faut bien que ce soit la faute de quelqu'un d'autre car c'est moi qui tiens l'appareil !)
Ah au fait, j'ai réglé mes problèmes de feu de recul de ma Twingo (j'avais pas regardé le bon fusible...).
Sur ce, je vais me coucher.
8月1日

Île aux orchidées

Je vous ai parlé brièvement de ma balade sur l'Inselberg de la Savane Virginie. J'y suis retourné et là, surprise, c'est la saison des orchidées. Des orchidées minuscules mais odorantes !!! Toute la colline sentait... génial.
 

 

 Il y avait également d'autres fleurs, dont ces minuscules :

La Guyane et l'or ou Poupou au pays amérindien II

Nous suivions la grosse pirogue de ravitaillement d'un site d'orpaillage sans toutefois la perdre de vue. Visiblement, elle allait dans la même direction que nous car plus tard, nous quittions le Lawa (le Maroni supérieur), fleuve frontière entre la Guyane et le Surinam. Virage à gauche et nous nous engageons sur un affluent important, le Tampok. Pas de doute, le site d'orpaillage se trouvait bien en Guyane.
A notre surprise, la pirogue s'était arrêtée au village où nous devions également nous arrêter.  Pendant que nous débarquions pour récupérer du matériel de chantier entreposé sur la berge, les occupants de l'autre pirogue n'ont pas bougé. Des conversations se sont engagées avec les habitants, conversations auxquelles nous n'avions pas prêté attention.
Au bout de quelques minutes, des femmes du village sont venues grossir la petite troupe au sol et participer aux discussions. Détail amusant, elles étaient venues avec une sorte de panier ouvert porté dans le dos, comme la claie des sac à dos des années 70/80, et "armées" d'une machette. Il n'y avait pas d'agressivité apparente, mis à part un amérindien particulièrement excité, qui parlait fort et qui ne cessait de faire des aller venus entre la pirogue des Brésiliens et la berge.  
Les villageois ne faisaient pas vraiment attention à nous. D'ailleurs, la plupart étaient occupée à observer la petite poignée qui faisait la conversation avec les passagers de la pirogue. En attendant de poursuivre nos activités dans la village, un des habitants, qui venait certainement de finir son déjeuner très arrosé de bières, a engagé la conversation avec moi. Je vous rappelle, que j'ai une tête sympa...
Donc, on a fait connaissance. Il m'a dit son nom, que je n'ai pas retenu. Je lui ai dit le mien qu'il n'a certainement pas retenu non plus. Même s'il n'avait pas un coup dans le nez, il n'aurait pas pu.
Bref, il m'expliquait que l'orpaillage sur le fleuve a fortement dégradé la qualité de l'eau et qu'il savait que cette activité empoisonnait les poissons carnivores. C'est ce que je savais aussi. Mais ce que je ne savais pas, c'est que les orpailleurs de la pirogue étaient en train de payer une sorte de taxe de pollution aux Améridiens de ce village ! Mon interlocuteur justifiait ainsi l'action par le fait qu'ils n'ont pas les moyens d'arrêter les orpailleurs et que les pouvoirs publics n'avaient pas l'intention de faire plus que les opérations Anaconda, bien vaines, au vu des pirogues qui passent entre les mailles du filet et que les commanditaires n'ont jamais été inquiétés (ça c'est moi qui ai rajouté).
Je me demande combien de temps ce manège allait pouvoir continuer sans casse.
La pirogue de ravitaillement repartait enfin après s'être délaissée de quelques poulets (congelés), de quelsques cartons d'objets non-identifiés et  récupérés par l'excité du haut ainsique deux fûts de gasole. Bien maigre compensation au regard des dégâts social et sanitaire à venir.
Un de ces jours, les choses tourneront certainement mal.
Pour l'or que vous portez autour de votre cou, vos poignets et vos doigts,  voilà ce qui se passe en amont. Et ce n'est pas fini.