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    01 September

    Fin de semaine aux chutes Grégoire


    Comme je suis sympa et de bonne compagnie, les jeunes collègues m'ont convié à une de leur sorties secrètes, réservées exclusivement aux moins de trente ans ayant une bonne condition physique, un moral de gagnant de Koh Lanta et les dents Ultra-bright. Bref, c'était avec une reconnaissance fébrile que j'ai accepté l'invitation., non sans avoir consulté mon médecin spécialisé en rhume de foin et de panaries aux orteils. Le feu vert obtenu de l'homme de science(en fait une femme), j'ai passé les trois dernières semaines à me préparer physiquement et surtout mentalement pour être digne de la confiance de mes collègues.
    Sans parler du matériel. Les sac de portage, le sac-à-dos étanche de chez Décath à 29€, les super Merell qui vont partout, même dans l'eau, mon filtre à eau à 0,2 micron, ma pâte de tamarin, le ngoc mam,  ail et échalottes. Sans oublier de la réserve de rhum, de sucre et de citrons verts. En revacnhe, exit la pelle-à-caca, exit les chaussures de brousse...ce qui s'avère être une erreur stratégique qui allait me coûter beaucoup...mais à ce moment là, je ne le savais pas.

    Bref, nous voilà partis, avec notre fidèle canidé anti-jaguar, Canelle (il paraît qui'ils adorent le chien et s'il y en a un dans le camp, il sera bouffé à notre place).
    Presque deux heures de Renault (les autres marques auront plus de mal) plus tard, on débarque en aval du barrage de Petit Saut, dans une odeur d'oeuf pourris alors que personne ne s'était détendu le digesteur.

    On a mis les canoës à l'eau là où c'est marqué : Danger, vagues dangereuses lors des lachés d'eau. Mais nous on n'a même pas eu peur. Seulement un peu angoissé à l'idée que ça peut arriver qu'un con décide de délester le barrage en début de saison sèche. En bas à droite, l'encas de jaguar.
    Bin oui, vous vous attendiez à l'odeur de rose sous un barrage dont l'eau a submergé des millions d'hectars de forêts ? La matière en décomposition dans la retenue produit des gaz. Méthane ou/et H2S ...enfin bref, ça pue. Mais tant que ça reste dans l'eau en amont du barrage, ça va. Mais Quand on relâche l'eau, tous les gaz sont libérés. C'est pour ça que ça pue. 
    Voilà pour la leçon des choses.
    Donc, on débarque les canoës, deux, on répartit les charges : 4 filles, 7 sacs à dos et trois rameurs. Les sacs non étanches sont enfermés dans des sacs poubelles. On camoufle les voitures sous des feuillages...non, c'est pas vrai. Elles étaient juste remontées et garées hors de la route.
    Ensuite, nous voilà partis à descendre la rivière. A part les odeurs, c'était assez agréable car on ne ramait presque pas.
    Au bout d'environ une demi heure, on accoste sur la rive gauche dans une petite crique, là où il y a un grand arbre...enfin, il y en avait partout de grands arbres, on cache les canoës et nous voici partis ^pour environ une petite heure de marche.
    On traverse une forêt bizarre. Les arbres sont petits et il y avait partout des trous dans sol. Un vrai champ de bataille de 14/18.
    On arrive enfin aux cascades :















    Glande, sieste, découverte des environ (pas trop loin car en tongs ou pieds nus, on va pas très loin) ti'punch, trucs en papillotte qui ont mis des heures à cuire. Sans oublier le montage des bâches pour passer la nuit, montage plus ou moins laborieux, la nuit à ajuster la bonne dose du citron dans le ti'punch et à se baigner. Inutile de préciser que le lendemain a été fatiguant pour certains.

    En repartant, ils ont tout ramassé...même le moindre mégot ! Ils sont bien ces jeunes.

    Voilà, un WE ordinaire en Guyane.





    Merci Marc, Cath, Fanny, Mathieu, Marie et Julie. Et Canelle bien sûr.
    Bonsoir



    08 August

    Ze retour

    Me voici de retour, vivant et avec seulement un jour de retard. Pas de bobos, ni de tourista, ni d'engueulade avec mes compagnons ni même d'accidents (il en a fallu de peu). Des visions, des sensations, des histoires que je ne pourrai jamais retranscrire avec justesse. Et du bronzage comme je n'en ai jamais eu...surtout sur les genoux. J'essaierai quand même de faire un débriefing avec des photos à l'appui. Pour l'instant, nettoyage des affaires et rangement des souvenirs en dormant dans un vrai lit plat qui ne bouge pas.
    A bientôt


    PS : à Romy. C'est bien ZE Poupou.


    28 July

    Les touristes sur le Tapahoni

    Et voilàààà !



    Avec tout ça, j'espère qu'on ne mourra pas de faim dans les prochains 10 jours. Bon d'accord, ce n'est pas très roots comme voyage, mais on a des enfants  -et des femmes -(je vois déjà certaines d'entre vous faire des gros yeux à l'écran) avec nous alors on ne prendra pas le risque de ne se nourrir que d'igname ramassé et de poissons pêchés. J'aurai trop peur des sursauts d'humeur quand ces dames ont faim, parce qu'au niveau pêche, rien ne nous garantit qu'elle sera miraculeuse.
    Donc, à dans 10 jours, je vous raconterai.

    ...

    Au fait, on remonte un affluent du Maroni du côté Surinam jusqu'à qu'à la montagne sacrée...ne me demandez pas laquelle, je n'en sais rien. Le tout en autonomie totale....enfin, on assure nos arrières.



    03 May

    Badminton blues

    Cette année, c'est l'année de la lose au badminton. Jusqu'à cette semaine, je suis allé exactement deux fois. La première à la rentrée et la deuxième
     avec Coco (enguyane) il y a deux mois.
    A 100€/an de cotise, ça fait chère la séance. Alors, cette semaine avec plein de courage et JulienJ , j' y suis retourné trois fois !
    Je crois que j'aime toujours ça mais les conditions de jeu sont tellement nulles qu'il me faut vraiment de bonnes raisons pour y aller.

    Pour autant, je ne cèderais pas. Je resterai consommateur pur (à moins d'être du BCA, vous ne comprendrez pas ce dernier paragraphe).

    La semaine prochaine...je retourne chez le Ch'tis. Peut-être me laisseront-ils jouer avec eux ? Ou alors, me faudra-t-il compter sur les Lorrains pour tâter de la plume ?

    15 April

    Crique Bagot (teaser)

    Dans la forêt, une princesse j'ai embrassée...POF...en une rainette s'est-elle changée.



    Ou, la prochaine fois, je vous raconterai ma sortie sur une crique où l'eau devait être transparente et le carbet confortable.



    08 April

    Marathon de l'Espace 2008

    Et la prochaine fois, je vous raconterai une de mes nouvelles activités (parce qu'au badminton, personne ne veut venir jouer avec moi) : la course à pieds ! ! !
    C'est très chiant, c'est fatiguant, on attrape des coups de soleil, mais de temps en temps quand il y a une course, notre équipe y va pour gagner :






    11 October

    Vieux potes II

     When they kick up your front door
    How you're gonna come ?
    With your hands on your head, or...
     
     
       
    Marrant, je ne les avais jamais vus en vidéo.

    Vieux potes

      I'm so bored with you-S-A !!! Rire
     
     
       
    02 September

    fait chier!

    Ce samedi, a été un samedi ordinaire qui a débuté par le marché de Cayenne où j'ai trouvé de la basse-côte à 9,5 €/Kg ainsi que quelques fruits et des légumes chargés de pesticides (je rigole, ça c'est pour Flo). 
    Une petite soupe vietnamienne servie par des Brésiliennes et direction la plage. Invité à une journée pêche et BBQ, j'ai zapé la partie pêche car c'est vraiment trop chiant. D'ailleurs, presque tous les invités sont arrivés uniquement pour les grillades ! Héhé.
    Bon, tout ça pour vous dire qu'on s'était installé sur un coin de la plage dit des Brésiliens, un coin superbe, avec cocotiers (donc ombre...), rochers et sable...s'il n'était pas si dégueulasse.
    Ce n'est pas la première fois que je viens dans ce coin, mais à chaque fois, ça me serre le coeur de faire ce triste constat. Comme la dernière fois, on a dû nettoyer notre coin avant de s'installer : les boutielles, les assiètes et verres en plastiques, des couches de bébé (!!!) et autres merdes en tout genre.
    Cette fois ci, je n'ai même pas fait de photos.
    Seule récompense : il y avait pleins de polissoirs sur les rocher.... Polissoire : rochers sur lesquels ont été polis les outils en pierre datant de l'époque où cette terre appartenait aux Amérindiens.
     
     
     
     
    PS : je me suis enfin baigné sur une plage du continent !
    26 October

    Je suis très bon...

    Voici le record de l'inutilité :
     
     
     
     
    Pour gribouiller cette oeuvre, j'ai dû mettre moins de 10 mn. J'ai ensuite passé plus de 2h30 à nettoyer l'aérographe qui a été utilisé pour faire cet essaie.
    Le rendement est terrible, non ?
    Pas grave, on a le soleil et la chaleur.
    14 October

    P. le Maudit...

    Ceci concerne l'une des activités des plus populaires de la côte. Le tir d'Ariane. 
     
    Après avoir vu dans le jardin passer Ariane et devenir un peu Guayanais, j'ai voulu aussi faire le touriste et aller voir le tir sur les sites d'observation. Grâce à mon proprio, j'ai pu avoir une invitation pour le tir d'Ariane 5 V 170 du 21 février 2006. En réalité, après de nombreux reports, le tir n'a eu lieu que le..., un jour où je n'étais pas disponible. Les reports de tir ne sont pas si fréquents que ça, mais il a fallu que je tombe dessus. Suite à la visite du Centre Spatiale (vous n'avez qu'à fouiller dans les articles pour savoir quand j'ai fait ça), j'ai eu envie de recommencer. J'ai fait ma demande par internet, un mél à envoyer, tout simplement, et j'ai attendu. Là, rebelotte, report sur report, pour finir, le tir a été programmé le 12 dernier. 
     Les invitations (nominatives) pour assister aux tirs sont toujours remises dans ces même enveloppes. POur l'instant, ces deux là ne m'ont pas servies.
    Quand nous sommes allés retirer nos invitations, la charmante hotesse nous a appris que le tir a été reporté au lendemain. Point me chaut, je suis toujours motivé. Le jour même on a appris qu'il y a une grève au CSG (Centre Spatiale Guyanais- c'est la dernière fois que j'explique les sigles) et que les sites d'observation sur invitation seront fermés.
     
    Crotte, crotte et recrotte. Bon c'est  encore rapé. Il ne reste plus qu'à aller au badminton.
    Quoique...
    On ne peut pas obverser d'un site rappoché, et bien tant pis, on va sur un site "libre". Donc avec deux autres collègues et ma Twingo Benetton, je suis parti vers une colline de Kourou, bien décidé à aller voir cette demoiselle s'envoyer en l'air vers le septième ciel !
     
    Arrivé sur Kourou, on croise une batterie anti-aérienne. Là il faut l'imaginer car je n'ai pas osé prendre de photos de militaires avec des armes chargés :-)
    Al'approche de la colline, des centaines de voitures étaient garées, des gendarmes et des gendarmettes surveillaient le tout. Au pied de la colline, on a été fouillé et j'ai dû remettre mon couteau suisse ( en oubliant le Thiers)aux gars de la sécurité et on a tracé vers le haut. Il y avait plein de monde et je me suis dit qu'arriver une heure plus tôt ne nous aurait pas  fait de mal. On s'installe et on fait passer le temps. Les gens continuent d'arriver. Il y avait une retransmission directe de la salle Jupiter, salle de suivi où se trouvent le directeur du CSG, ainsi que les clients et autres invités qui attendent les petits fours du fin de tir.
     
     Butte d'observation sur la colline de la Carapa
     
     
     
     Le pas de tir est à peine visible à l'horizon, à environ 13 Km.
      
    Sur place, il y avait boissons non alcoolisées, croques, piz, et autres chaussons à saucisse. Il y avait aussi des objets souvenir, dont le fameux T-shirt de la fusée. Chaque fusée a un numéro. Celle -ci était immatriculée V173.
     Been there, done this, but didn't get the T-shirt.
    Puis, arrive le compte à rebour...
     
     Le départ est à 4 secondes...yen a un qui décompte avec ses doigts, juste lààà !
     
     Ignition (en Américain, en fait, la mise a feu a eu lieu avant le décollage)!!
     
     Tout se passe sans bruit. Celui-ci (une sorte de grondement),  n'arrivera qu'une quarantaine de secondes plus tard.
    Au 400 mm...on distingue un peu la fusée-je ferai mieux la prochaine fois.
     
    ...en réalité, on ne voit que la flamme et la fumée, ce qui contente amplement les touristes que nous sommes.
     
     
     Séparation des boosters. La fusée, puisqu'on la voit maintenant de derrière, c'est le point blanc entre les deux boosters.
     
     
     C'est fini, tout le monde repart (vous avez remarqué aussi ? c'est très blanc quand même, hein ! Je vous le dis, des touristes)!
     
     Il reste de jolies volutes de fumées. Vivement les tirs des Soyouz pour qu'on boivent de la Vodka.
     
    C'était vraiment sympa. J'ai pu me rendre compte des difficultés pour prendre en photo ce genre de chose. Mon 400mm suffisait à peine. Et encore, on ne tombe pas toujours sur un tir de jour. Un tir de nuit, c'est certainement très impressionnant, mais au niveau de la photo, ça doit être l'enfer.
     
    Et pour finir, un mystère demeure : pourquoi il n'y a pas eu de bang super sonique alors que la fusée vole plusiseurs fois à la vitesse du son ? Une tablette de chocolat de Guyane pour celui ou celle, en Guyane, qui me donnera la bonne réponse  (parce que c'est comme ça!).
     
     
     


    29 September

    Déjeuner au Brésil

    A la demande des 100 % des internautes ayant laissé un commentaire au sujet d'un certain début de semaine chargé, et notamment à celle d'une Grenouille partie évaluer la météo chez les Kiwi (ya son lien sur ma liste), j'ai l'honneur et le plaisir de vous raconter mon escapade au Brésil.
    ...enfin quand je dis Brésil, c'est pour vous épater, vous les gens qui me lisent à l'autre bout du monde et qui parfois même vivent la tête en bas. En réalité, je dois préciser que je suis allé à Oyapoqué, certe une ville...euh un patelin de Brésil mais qui, paraît-il, n'est pas vraiment le Brésil. Tout le monde me suit ?
     
    Commençons par mettre en place le cadre géographique :
     
    Brésil (république fédérale du) (República federativa do Brasil), État le plus grand d’Amérique du Sud et le 5e au monde par la superficie; 8511 965 km² (ou 95 fois la Guyane); 168 millions d’habitants [estimation 1999];
    A côté, la Guyane (République française), 80 000 km2, soit dix départements français et 200 000 pinguins. Sauf que le niveau de vie en Guyane est celle d'Europe tandis qu'au Brésil, le salaire moyen doit être d'environ $250 (de mémoire défaillante). Voilà les points de comparaison.
     
    La Guyane est habitée essentiellement sur la côte, je le répète (oui, parceque j'ai déjà raconté tout ça bien sûr !), et est séparée dans l'ouest, du Surinam par le fleuve Maroni  et à l'est, du Brésil par le fleuve l'Oyapock. Vous, mes lecteurs d'une intelligence largement au dessus de la moyenne nationale, n'avez pas manqué de remarquer la similitude entre le fleuve l'Oyapock, sur le quel se trouve la ville frontière de Saint Georges de l'...Oyapock (bravo!!!), et la "ville" brésilienne d'Oyapoqué. Eh bin, je vous le donne dans le mille, c'est parceque Oyapoqué se trouve sur la rive brésilienne du fleuve, en amont de Saint Georges. C'est loin ? Non, environ 7mn28 s en pirogue taxi. Qu'est-ce ? Eh bin, quand vous arrivez sur la place de la Mairie qui donne sur le fleuve, un tas de gens en gilet de couleur primaire et visiblement représentant une société, vous propose son service de taxi pour il me semble, 4 € la course. Pourquoi est que c'est à VOUS qu'on propose ? Parceque les tourists, c'est comme partout, on les repère de loin (le seul à être protégé de tout, souvent à ne pas être Noir, comme la majorité de la population).
    Pour nous ça tombait pile-poil,  c'est là qu'on voulait aller. Et contrairement à beaucoup de pirogues de Guyane, ils n'attendent pas de remplir l'embarcation pour vous y amener. Faut dire que le prix en Euro n'a pas le même poids au Brésil! Nous voilà parti en piroque à toit, bricolé mais à toit quand même ce qui est appréciable...oui, je sais vu de là où vous êtes vous devez nous traiter de tafiottes. MAis bon, venez tater du soleil guyanais et on reparlera, hein !
    Donc, nous voici partis pour le Brésil ! à moins de 10 mn de la France !!! En chemin, le piroguier nous montre l'emplacement du futur pont qui relira l'Europe (bin oui, la Guyane, c'est l'Europe, tout le monde le sait ça !) à un pays de l'Amérique du Sud !!! Même les Stazuniens n'ont pas réussi à faire ça à coup de bombes thermobariques. Ce pont dont les travaux devront commencer dès l'an prochain, est accueilli avec crainte par beaucoup de Guyanais...mais ça fera l'objet d'un autre article (sinon, j'ai plus rien à raconter).
    On débarque tranquillement et a peine quelques mètres plus loin, des Gus nous montrent des calculatrices avec un chiffre dessus. Moi j'avais l'air con car je ne comprends pas un mot de Brésilien (j'allais quand même pas acheter un lonely pour aller déjeuner, non ?). En fait, ils proposent des changes. Je ne sais plus le taux mais j'ai eu des Réals contre 50 euros. Ne sachant pas vraiment ce j'allais y trouver, j'ai juste singé mon collègue qui est plus habitué au fait.
    Mon collègue a dit quelque chose comme "miammiam "ou "restaurant" ou "connaissez vous un endroit calme et frais où l'on sert d'excéllentes pièces de boeuf grillées ?". Enfin...je ne sais pas trop car je n'ai rien compris. Toujours est-il qu'un des gus qui étaient là nous a fait signe de le suivre, jusqu'à une rue où il y a de nombreux restaurants.
    On en choisit un, au hasard, biensûr, on s'installe et on commande une bière. Celle ci est servie en grande bouteille dans une sorte d'étui isotherme. Pour boire, on a de petits verres, pour ne pas laisser se rechauffer la bière.
    Deux formules sont proposées : au poids et à volonté. Des salades, des haricots et des viandes grillées. Ce sont de gros morceaux brochées sur les quels on prélève des tranches grillées.
     Je n'ai pas eu de viande saignantes car je ne savais pas comment demander. Pas grave, on a correctement mangé. Je ne sais pas si c'est très typique, mais sans atteindre une sophistication d'une cuisine élaborée, c'était bien.
    Ensuite, on a fait un tour, puis un autre, puis encore un autre.
    Ya pas à dire, on est bien à l'étranger. Ce qui était marrant c'est qu'on a laissé sur la rive gauche du fleuve, des Français noirs pour arriver sur la rive droite au Brésil où les gens sont quasiment tous blancs. Très bronzés, souvent métissés, ce sont des gens de souches européennes.
    Au niveau des infrastructures, ça m'a fait penser au Cambodge. Des bricolages en tout genre, une activité (marchande) importante. Pour quelqu'un qui débarque de métropole, le contraste est saisissant (c'est une formulation à deux balles, mais ça tombe pile-poil), tellement on était habitué à l'uniformité des normes. Heureusement(ou malheureusement), nous les habitants de Guyane on est plus habitué à des aménagements "maisons" un peu plus anarchiques.
    Charles a acheté quelques kilos de café et moi, une boite de chewing-gum à la canelle (des copies des fameux Dentynes que je ne trouvais que sur la place Carrière-enfin Cours Leopold a corrigé Charles ). On n'a pas acheté de viande même si il y avait pas mal de bouchers...les viandes un peu grises, là, ne m'ont guère inspiré.
    On n'a pas trainé car on a eu une matinée de travail un peu fatiguante sur le fleuve (oui, oui, je vous rappelle qu'on était au travail) et que le soleil ne nous incite guère à rester. Après une dernière bière, on est vite revenu en Guyane, en France, en Europe !
    Les gens semblaient plutôt cools, les micros contactes lors des transactions commerciales étaient plsutôt agréables (sourires, regards dans les yeux, patience...). Ceci étant, ce n'était pas le soir où c'est, paraît-il chaud, et que c'est une ville frontière où les marchandises étaient indexées sur l'Euro. On dit également que c'est aussi un comptoir d'orpaillage, l'endroit d'où partent toutes les expéditions d'orpaillages clandestins en Guyane. Pour toutes ces raisons, Oyapoqué n'est pas représentative du Brésil.
    A aucun moment quelqu'un ne nous a demandé nos papiers. Ni à l'aller, ni au retour ! On était pourtant sorti de l'espace Schengen (enfin, peut être pas, je n'en sais trop rien)!
     
    J'ai écrit tout ça pour raconter un banal déjeuner parceque j'ai oublié de faire des photos !!!! Alors, je meuble.
    En tout cas, ça prend presque autant de place qu'avec les photos !

    24 September

    La vie au calme en Guyane...

    Vue de métropole, la Guyane est tranquille, parfaitement préservée des tumultes de la vie trépidante européenne. 
     
    Ce dimanche matin, j'avais décidé de ne pas aller à la Messe, comme tous les dimanches depuis 43 ans.
     
    Réveillé par un appel de la métropôle d'une copine qui a faim-et-qui-m'explique-que-c'est-à-cause-du-Ramadam-et-donc-elle-ne-pouvait-espérer-manger-avant-et-que-je-supçonne-de-me-réveiller-juste-parcequ'elle-ne-sait-pas-comment-s'occuper, je n'étais déjà pas très disposé à affronter la réalité de la vie.
    Et voilà que des vacames se mèlent à la conversation, pas du genre de bruits drôles et sympathiques des jeunes qui font des cochonneries audessus de chez moi, mais des bruits de pot d'échappements percés et des freinages brusques.
    Quand j'ai réussi à laisser la maheureuse métropolitaine affronter seule son Ramadan et sa religion, je suis allé voir : meeeeerde, ils sont tous là avec leur voitures bariollées de pubs locales improbables. Les pilotes de dimanche dans leur combi (il doit déjà faire 80 ° sous le soleil)de coureur auto, font la queue pour prendre le départ de je ne sais quelle course sur une minuscule colline en face de chez moi !
     
    Merde, merde et remerde. Ca m'apprendra à me moquer de la copine qui souffre de faim Ramadanesque temporaire. Le Karma est décidément impitoyable, même avec ceux qui n'y croient pas (enfin, surtout avec ceux qui n'y croient pas).
       
     
     
    Amoureux du vroom-vroom, la Guyane est faite pour vous. Moi, je me renseigne plus sérieusement sur le RPG 7.
    23 September

    Bon alors, cette fameuse éclipse....

    .(aah, enfin un truc à raconter). Ce matin, il y avait donc eu une éclipse annulaire du soleil. Ca a commencé par de la circulation à partir de 5h30, qui m'a réveillé prématurément. A propos de cette éclipse, qui se promettait d'être à environ 85%, je n'étais pas sûr qu'il allait y avoir du spectaculaire. L'ombre de la lune a commencé à tacher le soleil avant même qu'il soit levé et les 15% restant étaient bien suffisants pour éclairer complètement le jour ! L'impression était que le soleil tardait à se lever.
    Dans la précipitation, j'avais oublié de positionner la sélection de mon appareil photo sur prise de vue. A la place, c'était "vidéo", dont voici une image extraite :
      
     
     
    le temps de me rendre compte, l'ombre de la lune avait déjà quitté le centre. Et ça donne ceci : 
     
     
    Bien évidemment, les photos ont été faite à travers les lunettes d'observation de l'éclipse distribuées sur le marché samedi dernier. Je confirme qu'il était impossible de voir quoi que ce soit sans rien porter, même pendant l'éclipse annulaire
    Voilà le dernier évènement important en Guyane.
     
    31 August

    Miracle !

    Le 22 septembre prochain vers 6h15, débutera une éclipse du soleil en Guyane !
    Eclipse apparemment presque totale.
    Je pensais avoir assisté en 1999 à la dernière (et la première aussi) éclipse de ma vie.
    Comme quoi, hein, la vie nous réserve parfois de drôles de surprises !
    Vue l'indiscipline généralisée locale, je crois que les ophtalmos vont être débordés après ! Souhaitons que je me trompe et que je reconnaisse que je n'ai qu'une langue de pute.
    (si quelqu'un sait comment insérer un doc en PDF sur cet article; qu'il me le dise. Je mourrai moins bête)
    29 August

    Début de semaine chargé

    Hier matin, j'ai pris une demi journée de congés pour aller visiter le Centre Spatial Guyanais. Au jourd'hui, profitant d'un déplacement à Saint-Georges à plus de deux cents kilomètres de Cayenne, je suis allé déjeuner au Brésil.
    Mais tout ça, je vous raconterai plus tard.
    28 August

    Fin de semaine sur les (fameuses) Îles du Salut

    Vous vous demandez ...du moins certains qui me connaissent, certainement ce que je peux bien faire de mes fins de semaine. On peut légitiment se demander quelles sont les activités possibles en Guyane. Il y a un tas de choses à faire, mais comme je suis assez mou du genou, je ne me suis pas empressé de tout faire cette première année. Mes visites des coins sympas n'ont d'ailleurs, débuté qu'assez  récemment (merci Flo). Heureusement que mon travail m'amène à me déplacer dans les coins perdus pour connaître un peu la Guyane !
    De temps en temps, l'ASMA de Guyane, sorte de CE des Directions Départementales de l'Agriculture, nous propose d'aller visiter certains sites remarquables de Guyane.                  
    On peut, entre autre, aller aux îles du Salut, à moins de 10 Km au large de Kourou.
    C'est ce que je n'ai pas refusé, bien entendu.
    Les préparatifs ont été comme d'habitude, de dernières minutes mais je n'ai pas oublié la machette de compète et collector prétée par Charles, la glacière vintage prêtée par Charles, le mini Camping Gaz prêté par Charles, sans oublier la frontale de pro également prêtée par Charles. Plus le hamac de ma Maman.
    Légumes et fruits frais pour prévenir le scorbute, quelques bouteilles de vins parcequ'on n'est pas des fillettes et du rhum vieux, histoire d'amadouer quelques Légionnaires de garde si besoin. Et de l'eau (10 l pour moi, vaut mieux en avoir trop que pas assez, hein !)
    Finalement il ne manquait pas grand chose pour nourrir une classe de terminale...excepté peut être les bras pour tout porter comfortablement. Heureusement, les bonnes âmes ne manquaient pas.
    Après avoir subi le retard de notre voilier...voilier qui s'était d'ailleurs fait assister de bons moteurs marins, nous avons enfin débarqué sur l'Île Royale, la principale où il y avait un resto et même un hotel.
    Ca débute par une longue, une très longue attente... 
     
    C'est parti (enfin)! Mines radieuses d'un troupeau de VAT (je vous expliquerai ce que c'est dans un autre article)
     
     
     Les Îles du Salut, ce sont des ruines et des cocotiers...des Légionnaires et des touristes.
     
    Un rapide pique nique plus tard, nous voici rembarqués pour l'Île Saint Josephe, distant de quelques centaines de mètres mais séparées par de violents courants marins. Pendant l'attente, oui, car le voilier avait encore du retard, nous avons eu la chance d'apercevoir des tortues marin(e)s qui se nourrissaient de méduses.
     
    Quoi, vous avez jamais vu une tortue nager la brasse ?...
     
    En face, l'Île Saint Josephe, notre "hôtel".
     
    A l'Île Saint Josephe, tout le monde s'est dirigé vers la seule plage de l'Île où il était possible de tendre des hamacs. Car contrairement à l'Île Royale, il n'y avait rien...même pas de l'eau douce !!! Il y avait du monde, mais rien de comparable à la métropole. Il faut dire que la traversée, même avec du retard, devait coûter plus de 40 €. Il y avait principalement des Métros car les Guyannais apprécient assez peu l'inconfort.
    Pas très confortable, indeed, mais quel pied !!!
     
    Ma chambre (oui, le personnel est entrain de passer l'aspirateur)
     
     
     
    Vue de l'intéreur de la chambre, ce qui explique le contre-jour...
     
    Très peu de bruit. Personne n'a songé à amener sa sono, heureusement.
    La mer sent enfin la mer, celle que j'ai connue enfant. Odeur que je n'ai pas retrouvé même sur les plages de mon enfance.
    Et je me suis enfin baigné dans la mer de Guyane.
     
     
    L'Îles Saint Josephe, c'est une petite plage...
     
     
    les ruines du bagne...on se demande qui a bien pu remonter les cocotiers jusqu'à là. C'est peut être la même histoire que le "Sacré Graal"...
     
    des frissons de l'aventure...
     
    le sentier tranquille qui entoure l'Île
     
    Sans oublier ceci...
     
    Ce WE a été pour moi une très bonne surprise même si l'on pouvait faire mieux au niveau de l'organisation. L'idéal serait de passer deux à trois nuits...au delà, on aura des problèmes de vivre et d'eau. Il faudra être autrement équipé en protection des équipements électroniques, notamment des appareils photos. Il me faudra également régler le problème de l'eau douce pour se laver un minimum. J'ai assez mal dormi car je ne supportais pas que ma peau soit poisseuse à cause de l'eau salée...enfin, personne d'autre ne s'est plaint de ça...
    Je vous invite à aller trainer dans l'album photo.
     
    24 August

    J-1

    Demain, je nourrirai pour la dernière fois les chiens, les chats et la tortue ! Ils auront double ration ! Le cauchemare est en train de prendre fin.
    J'aurai quand même fait une seule séance de plouf sous une clair de lune. Un moment que je ne suis pas prêt à oublier.
     
    22 August

    Le (fameux) marché de Cacao

    Profitant d'un aimable prêt de véhicule trop gros pour moi en ce dimanche, j'ai proposé mes services à une bande de jeunes qui voulaient aller à Cacao dans une petite voiture.
    On était tous contents (je crois, en tout cas) de la grosse voiture et de ma conduite, puisque personne n'a vomi et que nous sommes tous rentrés sains et saufs. Les jeunes étaient contents car ils n'avaient qu'une confiance limitée en leur véhicule et moi, j'ai bien occupé ma journée avec 4 filles toutes aussi charmantes les une que les autres.
     Voilà les fifilles qui m'accopagnaient. Qui a dit qu'elles peuvent être mes enfants ? Mais je n'ai jamais dit le contraire! Mais à 4, elles sont quand même plus vieilles que moi, hein!
     
    Pour moi c'était une solution de remplacement bien heureuse et agréable.
    Nous voilà donc parti à Cacao, un peu en retard d'une heure.
     
     Voilà donc LE marché de Cacao
     
     Cacao est un village où se sont installé les Hmongs en 77 ou 79...à moins que ce soit en 76. Enfin bref, peu importe...
    Nous sommes arrivés, au bout d'un voyage un peu long et un peu tortueux, à midi, le moment idéal pour mourrir d'insolation ou de brûlure du soleil.
    Qu'y a-t-il donc à Cacao  qui attire tant les Cayennais le dimanche ? L'église ? Son marché ? En fait, tout et rien à la fois. C'est une occupation comme une autre pour ceux qui ne vont pas à la Messe. 
    Arrivés sur place, les visiteurs, en majorité des Métros et touristes, ont le choix entre faire un p'tit tour du marché, un petit tour au musée des insectes ou de manger une soupe. Soupe d'inspiration vietnamienne et quelques mets asiatiques rares en Guyane.
    Moi, j'ai commencé par une salade de papaye verte à la thailandaise. C'était moins bon qu'à la pagode de Vincennes, mais bien meilleur qu'à Jahouvey...autre village H'mong près de Saint Laurent. En attendant que les filles discutent le prix des babioles vendues par une Chinoise de Cayenne, je fais le tour des échoppes de nourritures. S'ensuit un Banh Couong avec de la galette de riz fraîche, faite devant vous, et pour finir, du riz...fermeté. Trop sucré, mais c'était assez génial de manger ça ici.
    Les filles ont fini par avoir faim et par manger un truc et moi, j'ai continué à me balader. Bon, le marché, il 'ny avait pas grand chose. En revanche, la nourriture commence à prendre vraiment de l'importance. Ce qui n'est pas pour me déplaire, vous vous en doutez.
    Bon je vais essayer de faire bref : après le marché, le musée des insectes. Puis la maison des reptiles où l'on pouvait manipuler quelsues serpents. Je laisse ça aux touristes...d'ailleurs tilens, il n'y avait que des métros...même si certains  appelaient les autres des touristes, on pouvait deviner d'après les marques de piqûres de moustiques qu'ils ne sont pas là depuis très longtemps. Surtout, ils parlaient fort ... comme pour dire à tout le monde qu'ils n'avaient pas peur des serpents.
     
    Donc on s'en fout. Les filles se sont fait photographier avec un joli serpent. Moi il a fallu me réanimer deux fois.
     
     Lulu-qui-n'a pas-peur...
    Pour se remettre de tout ça on s'était arrêté sur une crique (je rappelle pour les retardataires qu'une crique est une rivière) qui traversait la route et on s'y est baigné.
     Sans les mains !!!!
     
     
     
    Voilà la folle journée....somme toute assez banale en Guyane.