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    11 October

    Le Molokoï

    Ce soir, c'est fête alors je m'en vais vous conter ma première rando en Guyane. Je sais, au bout de deux ans et demi, il était temps de me remuer un peu les fesses.
     
    Le Molokoï est le nom d'un sentier de rando d'un peu moins de vingt Km et accessoirement c'est le nom d'une tortue. Ce sentier relie le village de Cacao à la RN 2 à la hauteur de l'auberge des orpailleurs qu'on peut faire en deux jours, un jour, voire quelques heures pour les plus entrainés. Inutile de vous dire que je fais partie de la première catégorie de randonneurs.
     
    Le balisage de ce sentier est entretenu par une association qui met à disposition deux carbets à mi parcours. Biensûr, nous payons la modique somme de cinq euros par tête pour ces travaux.
     
    Joris, notre ex-VAT, récemment passé à l'ennemie, mais qui reste notre think-tank pour les sorties en tout genre, a judicieusement proposé de démarrer par une soirée à l'auberge des orpailleurs afin de démarrer la rando tôt dans la matinée à la fraîche (il a de bonnes idées ce petit). Il avait raison de douter de notre capacité à partir à temps le matin même de Cayenne.
     
    Quand je dis soirée, c'est un repas tout à fait convenable et nuitée en hamac au bord de la rivière. Très sobrement. Rien à voir avec les habituelles beuveries de djeuns.
    Nuit plutôt fraîche mais en Guyane, personne ne s'en plaindra. C'est aussi la première fois que j'entends des singes hurleurs. C'est assez impressionnant. Je croyais que c'était l'autoroute...avant de réaliser qu'il n'y pas d'autoroute en Guyane. Non, je n'avais pas abusé de ti'punch. Juste un moment d'égarement.
    Ce soir là, Julien et je ne sais plus qui...Cath peut-être, ont essayé de pêcher. Sans succès.
    Le matin à l'auberge des orpailleurs-photo Mélina
     
     
      
    A l'auberge des orpailleurs, certains souriaient pour la dernière fois-Photo par Elodie
     
    Le lendemain, l'inertie d'un groupe de 8-car on était huit, nous a fait partir un plus tard que prévu. Au début, le chemin correspondait assez bien à la carte au 25 000 ème qu'on avait. Mais rapidement, c'était devenu compliqué à retrouver. Heureusement, sur le terrain, des plaquettes jaunes balisaient bien la route à suivre.
     
    Seule bestiole qu'on ait vue. Elle n'avait pas le temps de se barrer.
    Environ 10 cm de long et malheureusement parfaitement inoffensif (xenodon werneri)
     
     
    Rapidement aussi, mon sac était devenu trop lourd pour les montées et les descentes sucessives. Là, je me rends compte que, porter ce sac pour aller de l'airoport au RER ce n'est pas la même chose que sur terrain accidenté. Physiquement, j'étais à bout. On n'avait pourtant que dix Km à faire ! 10 petits kilomètres ! Je restais à la traine avec la pauvre Vanessa qui était à peine en meilleur état que moi. Des criques à traverser sur des troncs, des troncs à contourner, à franchir, à passer en dessous, des collines à escalader puis à redecendre sans se casser la figure.
    J'avais le regard tellement fixé sur mes pas que j'ai un moment raté un virage (faut le faire, n'est-ce pas...rater un virage à pieds !)...finalement, on était trois à avoir quitté le sentier sans s'en rendre compte. Heureusment qu'on était sur une crête et on a vite fait demi tour pour retrouver les fameuses plaquettes jaunes.
     
    Pendant que certains s'amusent d'autres...
     
    ......!!! Photo Cath et Marc
     
    On a atteint les carbets au bout de...6h30...soit deux heures après les premiers. Moi, tellement épuisé que je n'avais plus du tout faim.
     
    On s'attendait à être seul sur le coup mais on a été rejoint par d'autres groupes qui sont arrivés après. Certains étaient même surpris de se retrouver avec autant de monde. C'est vrai qu'on ne part pas en forêt pour retrouver la foule...mais s'ils avaient réservé et donc payé, ils auraient su qu'il n'y avait plus de place au carbet. Mais bon, certains aiment se mettre dans des situations imprévisibles qu'ils n'assument pas.
     
    En attendant le soir, baignade, bucheronnage pour enlever un arbre tombé sur le carbet cuisine et surtout pour monter qu'on était des coulillus, chasse, pêche et cueillette.
    Pour les trois dernières activités, ça n'a pas bien marché mais heureusement, on avait un plan B.
     
     
    Travaux ménagers et franchissement de cours d'eau - Photos-je ne sais plus qui
     
     
    Le soir, apéros, bonne bouffe, vins, desserts-bin oui, les sacs lourds, c'était pas des briques qu'on transportait ! D'autres ont préfèré de la bouffe de rando : sardines et couak, compote et eau.
    La nuit a été sans moustiques. Un peu fraîche, mais agréable et calme. En tout cas, aussi agréable que possible dans un hamac.  Je vous rappelle que c'est super chiant d'aller faire pipi en plein milieu de la nuit qaund on dort dans un hamac. Essayez d'aller faire pipi au milieu de la nuit quand vous n'avez pas les yeux en face des trous, qu'il faut trouver les tongs rangés quelque part en dessous, tout en vérifiant qu'entre temps, une bête ne s'est pas invité dans vos affaires...
     
    Le lendemain, après un solide petit déj  (non, on ne s'était pas vraiment privé), on a repris la route. Celle ci commeçait par une long montée. Mais comme on avait descendu tout le liquide et la nourriture qu'on transportait, ça allait beaucoup mieux ! Pas de coeur battant la chamade, pas de frissons d'épuisement, pas de cuisses qui n'obéissent pas. En plus cette partie était bien plus jolie que la précédente, avec de nombreuses criques à traverser. Le B-O-N-H-E-U-R.
     
        
    Séance photo et épreuve de bain de boue (tout le monde l'a réussi, même le chien)
     
     
    Arrivé vers 14 h à Cacao, on s'est attablé au marché juste à temps pour manger une soupe vietnamienne avant de clore le WE en allant se baigner.
    Pour plus de Photos, allez feuilleter l'album.
     
    Conclusions de ce WE :
    • Mes choix vestimentaires, je ne change rien : chemises à manches longues pantalons fermés, tous traités contre les insectes. Un bon point pour la chemise en lin et le pantalon de l'armée (acheté aux puces). Bien qu'il ait été fait pour le climat européen, je l'ai trouvé bien plus confortable qu'un pantalon plus léger en synthétique. En revanche, problème de séchage...
    • Mes chaussures : euh...je ne sais pas. Les patogas de l'armée sont un peu légères au niveau plantaire mais la toile de dessus me va bien. A moins de trouver des jungle boots, je ne change rien. Surtout que j'ai payé les miennes 20 € aux puces de Clignancourt.
    • Traitements : Elénol (antiparasitaire) en préventif, étalé sur une bande au dessus des chaussettes et au tour de la taille. Zéro piqures de poux d'agoutis et zéro gêne par les taons. Contrairement à mes potes en pentacourt et débardeur.
    • Mon sac à dos : A jeter. En fait, c'était un sac de voyage qui pouvait se porter sur le dos, avec des bretelles ridicules, complètement deséquilibré. Il faut un sac sérieux !
    • Eau : filtre à eau à acheter (mes trois bouteilles d'eau ont été liquidées à l'aller). L'eau des criques sont très claires mais bon, ce n'est pas sans risque.
    • La nourriture : à voir selon la nature du WE et.... forme du moment.
    • Sécurité : hein ? Hors sujet ! Sauf, comme toute balade en forêt, il faut être au moins à trois. Bin oui, c'est pas un chiffre vertueux, c'est juste pour être à deux pour pouvoir porter le troisième.
    • Horaires : Impeccable ! Ce serait encore mieux si on pouvait partir plus tôt de l'auberge et manger en route !
    • Orientation : laissez boussole et GPS chez vous. Vous risquerez de les abimer inutilement. Le sentier est balisé. Sinon, vous pouvez les amener pour vous rassurer.
    • Contrainte : il faut avoir deux voitures...donc être au moins deux ! En effet, il faut laisser une voiture à chaque bout du sentier.
    J'ai hâte de recommencer. Peut être pas avec les jeunes de 25 ans qui cavalent comme des lapins, même si maintenant je suis équipé d'un filtre à eau qui va résoudre un de mes plus gros problèmes et bientôt, d'un nouveau sac à dos de rando (ouais, ya des gens qui se font plaisir avec une moto ou une voiture à moteur rotatif, moi j'achète des filtres à eau...).
     
    Je dédie cette première rando à Florence qui en a tellement souffert lors de son premier Molokoï.
     
     
    Photos de Mélina, Stéphanie, Joris, Cath et Marc, Julien et Vanessa. Merci  ! Et aussi à Canelle, la chienne, qui nous a bien tenu compagnie.
     
      


    15 August

    Guyane méconnue

    Dimanche dernier, pique-nique au...? En fait, l'endroit n'a pas de nom officiel. Je commence, au bout de deux années à supporter la conduite fantaisiste des automobiliste et autres surprises du chef du fonctionnement de la société Guyanaise, à découvrir les petits coins sympas, à moitiés autorisés (donc à moitié interdits).
    La Savane Roche Virginie, tout le monde connaît, mais c'est pas franchement ouvert au pubic. Là, Marc et Cat nous ont amenés à un ancien carbet de l'ONF où il ne subsiste aucune trace de carbet mais, au bout d'une demie heure de marche, on arrive à une baignoire d'eau fraîche et claire...
    Ne comptez pas sur moi pour vous dire où ça se trouve. Muni de cartes au 25 000ème (cartes les plus précises où l'on voit les bâtiments...), on n'estr plus très sûr de l'endroit exacte où il faut sortir de la route nationale entre Cayenne et Régina...
    04 November

    A côté de chez moi ou le sentier de Montabo

    De l'autre côté de la colline en face de chez moi...
     
    Marée basse et coucher de soleil sur la vase...eh non, à cet endroit, il n'y a pas de sable.
     
    En haut de la colline, est installé le radar de poursuite du CNES. Le long de la mer, un petit sentier récemment tracé par l'ONF, très fréquenté car il est en ville !!! Pour l'instant, pas de dégradation ou de déchets à déplorer, mais je ne parie pas un lèv pour la suite.
    Le sentier est souvent assez étroit pas très long (un peu plus d'un kilomètre) mais assez accidenté. Il y a plein d'odeur de forêt, agréables et moins agréables. A un endroit on peut observer de petits singes si on est attentif...les pauvres doivent vivre leurs derniers mois de tranquilité. Ce coin sera bientôt découvert par des connards à fusil. Ce sentier a beau être protégé mais ils iront quand même.
    Un endroit exceptionnel en ville. Les Cayennais sauront-ils le préserver ? 
     
    11 August

    mélancolie guyanaise II

    Ayé, j'ai tenté de prendre en photo le ciel de la nuit en Guyane. En fait, j'ai un peu triché : une nuit de pleine lune, au bord de la plage...c'est plus facile.
     
     
     
     
     
     
    11 May

    Cayenne-Paris

    Pour l'instant, je n'ai pas réussi une seule fois à dormir en venant en Métropôle. C'est très mauvais pour moi, surtout à mon age. D'aileurs, j'ai eu la tête dans le c..toute la journée.
     
     
    06 May

    Merci Airfrance

    Je serai dedans mercredi prochain !
    Le billet d'avion de Paris à Cayenne, c'est à partir de 550 € en économique. La limite supérieure, je ne connais pas...peut être 1500€ (toujours en économique). A partir de fin juin jusqu'au début de septembre, ce n'est plus la peine d'espérer avoir un bon prix car c'est la période de migration du corps enseignant et des grandes vacances.
    Un vol par jour à 10h45 départ Orly arrivée vers 14h55 heures locales(en été et 15h55 en hiver). Dans l'autre sens, c'est à 17h55 en étéou 18h55 en hiver, pour une arrivée à 7h le lendemain à Paris .
    Les appareils : Boeing 747 ou Airbus A340. Je préfère l'Airbus car chacun a un écran perso.
    Pas la peine de chercher une autre compagnie pour un vol direct. Il n'y en a pas.
    Sinon, il y a bien AirCaraïbe qui passe par la Martinique, mais alors, je ne me suis encore jamais renseigné. Il est de bon ton ici de dire que c'est hors de prix, ce qui nous empêche d'aller en métropôle plus facilement et que le monopole d'Airfrance empêche toute concurence de s'exprimer.
    Mes explications, un autre jour.
    20 March

    La Guyane intérieure

    En attendant que j'ai le temps pour écrire un article sur la Guyane profonde vous pourrez regrader les photos de l'album "mission à l'intérieur des terres" (ou un truc du genre).
    Je ne vous parlerai pas de mon travail, il y a l'autre blog pour ça, mais de la région inaccessible par la route. Donc, c'était avion, pirogue...etc. Au bout de la rivière, plein de choses étonnantes : les orpailleurs, les Bushinagués, la bouffe pas terrible, les métros paumés, les instits hystériques (enfin, j'en ai vu une comme ça) et des enfants pas froids aux yeux...(non, pas de croco, ni de serpents, ni d'insectes mystérieux du mois de juillet dernier, désolé).
    A bientôt
    Je ne sais pas pourquoi sur nos baggages, on avait des étiquettes de Paramaribo (capital du Surinam voisin), alors qu'on est allé à Maripa Soula qui est en Guyane.
    11 March

    Voyage au Cambodge, l'album oublié

    Finalement, la punition a été de courte durée, j'ai trouvé comment télécharger les photos. Je ferai des comentaires plus tard, car là, il est 0h45...alors, dodo.


    22 January

    Poupou au Cambodge

    Bon voilà...je suis parti faire un tour au Cambodge du 28 décembre au 15 janvier...binquoi!
    C'était un sympathique petit voyage organisé par une association avec qui j'ai eu l'occasion de travailler dans les années 80. Cette fois, j'ai découvert notamment l'est du pays et ai pu faire le constat des conséquences de la mondialisation.
    Je vous en parlerai à l'occasion.
    En attendant, il y a l'album.

    Au Cambodge, les Cambodgiens se demandent si on a du soleil en France quand ils nous voient prendre les couchers de soleil en photo. Pratiquement tous les jours comme ça...vous me direz : on finit certainement par se lasser