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    September 21

    Comment se balader aux frais des collectivités

    Dans les jours prochains, une pirogue remontera un grand fleuve de Guyane. A bord, des agents des institutions, de l'état et autres représentants d'une très grosse entreprise d'énergie. Ils vont faire le diagnostique des problèmes d'énergies dans un village d'environ 400 habitants situé au fin fond de la Guyane. Loin, très loin de la première ville. Pour y aller en ce moment, on met au moins deux jours en pirogue. Et autant pour le retour. On bivouaque à l'aller et au retour. On regarde le paysage, on pêche, on se fait de bons apéros le soir. Bref, on payerait cher pour ce genre de voyage. Pas étonnant que la grosse entreprise envisage d'y envoyer au moins 7 personnes...peut-être 11 ! Certainement des spécialistes pointus pour apporter la solution miracle.

    Faut-il préciser que ce village est situé en zone règlementée où l'on y va que pour des raisons professionnelles-justifiées, en principe.

    On peut parier que les APN vont chauffer à cette occasion. Car l'occasion sera trop belle.
    Sans tenir compte de l'avis des gens. Sans égard. C'est aussi ça, la Guyane.



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    Heureusement, que certains décident de ne pas jouer le jeu.

    Time of the season (the Zombies)

    Quand je tombe sur une évocation de cueillette et de dégustation de chassalas, l'eau me monte à la bouche. Et une vague de mélancolie m'envahit. Je n'ai pourtant jamais vécu dans une telle maison. Bizarre, bizarre...


    Photos de Lololag (merci à lui)

    September 08

    Le vote à 16 ans...

    Hu, hu, hu, hu ...

    ...

    Bon aller, un peu de sérieux : quelque part au-dessus de la Guyane :


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    September 01

    Les polissoires




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    Les pierres sont marquées par des traces des premiers habitants de ces terres. Sont ensuite venus les Européens...puis le reste de l'Histoire. Normalement ce sont tous des Guyanais. Mais comme ce sont aussi des Français, ils y en a qui sont plus Guyanais que d'autres , comme certains sont plus Français que d'autres.



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    Les polissoires, comme son nom l'indique, ce sont des traces de polissage des outils en pierre qu'utilisaient les Améridiens.

    Ca donne ça, par exemple :

          

    Tête de hache, probablement Wayana. Apetina (Surinam)

    Une petite plage à l'embouchure du Mahury





    <a href="http://www.flickr.com/photos/poupou-en-guyane/3752925419/" title="IMGP0199 de PoupouEnGuyane, sur Flickr"><img src="http://farm3.static.flickr.com/2469/3752925419_dd7c5dedf3_b.jpg" width="1024" height="685" alt="IMGP0199" /></a>

    June 24

    Le jour se lève...

    ...sur Cacao. Dans quelques minutes, nous allons courir sur le Molokoï. C'était bien.
    J'étais tout seul dans le groupe des moins de 10km/h. Heureusement qu'un coureur du groupe des plus de 10km/h était malade. Du coup, il a été "relégué" dans mon groupe. Je plaisante. Tout le monde avait la gentillesse de m'attendre. En revanche, j'ai eu moins de pause qu'eux. 4h30 pour faire seulement 22km avec 1000m de dénivelé cumulé.C'est pas beaucoup, mais c'est comme ça en forêt.

    P1050017 par vous
    http://www.flickr.com/photos/poupou-en-guyane/3752845961/

    June 21

    Ce que Coco ne verra plus-1

    Une émergence de tortues Luth. C'était un petit nid, avec seulement 26 petits qui gagneront la mer. Il y avait une jeune femme avec un T-shirt WWF mais je ne sais pas si elle là par hasard ou pour empêcher les gens de faire les conneries. Et ces gamins dont les parents n'en ont rien à carrer de ce qu'ils peuvent bien faire leurs rejetons ? Bravo la communication entre parent et enfant, pas une explication de ce qui vient d'arriver. Juste là à regarder leur morveux courir dans tous les sens au risque de piétiner les tortues, bien petites, bien insignifiantes. Vous me direz, sur les 26 petites tortues, il y a peu de chance qu'il y en ai une qui arrive à faire 500m sans se faire bouffer par un prédateur qui les attend dans l'eau. Mais ça, c'est l'affaire de la nature, on n'a pas à y rajouter des obstacles juste par notre connerie.
    En tout cas, c'est la première fois que j'en vois. Et ça ne donne pas vraiment envie d'en voir d'autre...en tout cas avec tous ces gens.

      
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    Par la même occasion, je viens de découvrir comment mettre des photos de meilleur qualité.



    March 31

    Plus envie d'avoir envie.

    Voilà l'affaire !
    Trois mois sans vraiment commettre un article digne de ce nom. Ce blog est-il en train de mourir à petit feu ?

    En tout cas, je n'ai pas eu envie d'écrire car je n'aurais alors écrit que des insultes, de la colère. C'est drôle comme j'ai rarement senti celà.
    Depuis le mois de décembre, il s'est passé beaucoup de choses.
    J'ai été très déçu. Déçu d'y avoir cru. Déçu de sentir le rejet de mes concitoyens. Bien sûr, pas tous. En tout cas pas de la majorité, mais certainement par une clique de potentats qui détiennent le pouvoir dans cette région.
    Déçu parce que finalement j'en ai vraiment marre que les gens gueulent à la vie chère alors qu'ils continuent à se la péter dans des 4x4 ! Déçu parce que finalement, ce ne sont pas les plus malheureux qui se plaignent et ce celà ne risque pas de changer.

    Si en plus, j'ajoute le fait que mon boulot va tout simplement disparaître de la sphère de l'état...non pas parce qu'il sera délocalisé en Chine  mais  parcequ'on préfère faire payer plus cher les collectivités  ! En plus Coco, elle rentre en métropole rejoindre son amoureux me laissant tout seul avec mon APN flambant neuf sans idées artistiques pour le faire fonctionner. Sans parler que j'ai de moins et en moins de nouvelles des Balkans. Tout ça bien sûr, Je ne compte pas le fait que je n'ai plus du tout envie d'aller au Cambodge alors que mon père se fait vieux. Et qu'en prenant repère sur les acteurs de son age qui meurent les uns après les autres, ça fait peur !

    J'ai bien essayé de me refaire une santé mentale en faisant des achats (par internet) compulsifs, mais ça ne marche pas vraiment cette connerie. A part de faire vivre quelques industries de l'électronique, ça ne fait pas avancer le schmilblick. Je suis juste un peu plus pauvre et ai juste un peu plus de mauvaise conscience d'avoir acheté des trucs pas vraiment utiles dans la vie. 

    La vie étant ce qu'elle est en Guyane, beaucoup de ceux avec qui je commence à avoir des liens intéressants (bin oui, au bout de 4 ans, je commence seulement) commencent aussi à quitter la région. C'est une logique professionnelle et un luxe qu'on peut encore s'offrir. C'est aussi pour éviter un certain étouffement, reprendre un bol d'air frais de métropole, réapprendre à mettre des chaussettes en laine et des manteaux. Certains envisagent de revenir plus tard...mais c'est peu probable. Ou alors, je serai à mon tour reparti ailleurs car maintenant, c'est sûr que je repartirai. Aussi étrange que ça puisse paraître, je passe bien plus inaperçu en métropole qu'ici, où je pourrai plus faire couleur locale !

    D'Arras à Nancy, en passant par St Pierre-des-Corps et Paris sans oublier Rennes, Lyon, Gap ou Albi ou Boulogne mes pensées vont à VOUS.
    Vous me manquez, en fait.

    Voilà mon quart d'heure Callimero (tu vois Nath, moi aussi je sais le faire). Je retourne à mes maquettes.




    Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de plus avec ça.







    January 13

    Guyane jour après jour

    Hier, deux faits marquants : J'ai mangé des marrons chauds et pour la première fois depuis toujours, ai perdu une lentille dans l'oeil. Deuxième mois dans un lit de camps.


    December 01

    S2

    Lundi 1er décembre 2008, deuxième semaine de blocage.
    Après avoir annoncé une baisse de 10 centimes, le gouvernement annonce 30 centimes sur les 1,77 euro/litre de SP contre 50 centimes réclamés. Depuis la fin de la semaine, beaucoup politiques s'affichent pour dire combien ils sont solidaires du mouvement. Ils ont sont certainement vexés de ne pas avoir eu l'idée de le faire, car l'origine vient des usagers puis relayé par le milieu professionnel. Hier, il y a même un type de Guadeloupe qui a pris un jet privé pour venir en Guyane alors que l'aéroport était fermé. Tout ça pour venir le soutenir le blocage !!! La Guadeloupe et la MArticuqe ont eu d'office 15 centimesen moins sur le carburant qu'ils payaient déjà moins cher qu'en Guyane.
    Contre ces 30 centimes arrachés aux pétroliers, dont 16 centimes sont dûs en fait à la baisse du prix du pétrol, le gouvernement demande à la Région et au Département de mettre chacun 10 centimes, sur une finance déjà par très en forme ! Contre cet effet le gouvernement promet, non pas 5 millions d'euros, mais 10 millions d'euro d'aide à la région.
    Ce soir il a été décidé de continuer le blocage alors que les premières brèches apparaissent sur le front. La fatigue, le découragement et il faut surtout la perte financier entame petit et à petit le moral de la troupe.
    Je me demande comment tout ça va se terminer. Aujourd'hui, j'ai vu un quadriréacteur s'envoler de Guyane...alors que l'aéroport ne sera ouvert que demain matin. Mes collègues du fleuve ne peuvent retourner chez eux faute d'avion pourront bientôt regagner leur travail.
    Les premiers vols dans les maisons sont de retour. Chez mes collègues, l'un s'est fait voler un pantalon et une chemise, un autre un vélo et au moins une perceuse (peut-être aussi mon Dremel, laissé en dépôt). Au bureau un de nos véhicule s'est fait siphonné le carburant...
    L'ambiance est un peu bizarre. Tranquille, mais comme sous tension.
    Je profite de ces derniers instants de tranquilité.


    November 25

    Prix du carburant en Guyane

    Bon, deuxième jour du blocage de Guyane par tout le monde et n'importe-qui.
    Aux dernières nouvelles il y a même eu deux barrages de jeunes, de quartier, qui voulaient racketter  les passants pour payer l'essence de leur scooter...enfin, on dit booster ici. Ha, ha, ça s'emballe.
    A l'origine de tout ça, c'est le prix du carburant.
    Petite explication : le prix du carburant en Guyane est fixé par le préfet. Bon pour l'instant tout va bien. Au début, je croyais que l'Etat finançait le prix du carburant pour atténuer le surcoût dû à l'étroitesse du marché (200 000 habitants, petite infrastructure routière).
    En réalité, c'est beaucoup plus simple. Le préfet tient compte de l'offre des pétroliers et fixe le prix en ajoutant les taxes locales (les octrois de mer) et la TVA à 0 %.
    Ce qui a dérapé, c'est qu'il semble qu'il n'y a eu aucune négociation avec les pétroliers. Comme ils sont en situation de monopole ils ont certainement pu imposer leur prix. Il paraît qu'ils ont eu du manque à gagner...ce que j'ai vraiment du mal à croire. Quand on négocie, c'est exactement comme pour acheter un tapis. Mais quand on ne négocie pas, c'est tout bénef pour le vendeur ! Je ne vois pas pour quoi ils feraient du social.
    Côté préfecture, on ne doit pas être très à l'aise dans le calçon en ce moment. Ils paraissent comme complices des entreprises pétrolières.
    Moi, je savoure toujours cette ambiance de fin du monde (enfin, je crois...).

    Peut-être que ça va mal tourner...peut-être pas.

    Par cequ'enfin, quel est le bon prix du carburant ? Pour ma Twingo (et vélo) ou pour le gros 4x4 ? Si ça les amuse d'engraisser les pétroliers...
    Amen.


    November 24

    Wahouuouuuu !!!!

    Je suis un peu en manque d'inspiration pour le titre mais ça veut à peu près dire ce que je ressens.
    Voilà, je suis content aujourd'hui et plus particulièrement ce soir quand je savoure la tranquillité enfin digne de la Guyane. Personne ne m'a rien dit mais ce matin j'ai découvert que des citoyens excédés par le coût du carburant, ont bloqués les routes de Guyane !
    Bon, beaucoup de mes collègues étaient coincés à l'extérieur de Cayenne, mais moi j'étais en formation à l'intérieur du périmètre de blocage ! Et quelle tranquillité, ces routes sans trop de voitures, et surtout sans ces nombreux conducteurs qui ont eu leur permis dans une boite de Bonux. Ce soir, je n'entends pas ces habituels crétins avec leur sono défiler sur la route....aaaahhhh, que c'est bonnn !
    Finalement, j'espère que le bras de fer va durer car moi, ça me fait des vacances à mes oreilles.
    Je me suis mis à rêver d'un monde sans la bagnole. Ce truc que je déteste et que je suis obligé de posséder.
    Et surtout, ça m'a fait marrer, de voir des proprios des 4x4, parmi les premiers à distribuer des tractes contre ce fameux prix du carburant. Le prix du carburant est fixé par le préfet et c'est vrai que ce prix s'établit d'une façon opaque, sur le prix imposé par les pétroliers.
    Mais bon, à chacun son tour de savourer la situation.

    PS, je n'ai pas de photo pour illustrer ça.

    November 18

    Je vous invite....

    ...chez moi, c'est au bout de la route, là ! Oui, la où c'est pas éclairé. Et encore, je vis en ville...

    Au Cambodge, j'aurai trouvé ça normal.

    November 12

    Ces bonnes choses qu'on ne mangera pas



    C'est la des saison des mangues. Pour autant, le marché ne croule pas sous ce fruit que l'on trouve à tous les coins de rue. De nombreuses variétés, mais dans des jardons des particuliers ou comme ici dans l'enceinte d'une administration. Il y en partout mais on en mange peu. C'est un des paradoxes du pays.

    Mais on s'en fout, n'est-ce pas ?


    October 28

    J'ai un métier formidable 2

    Ma soeur m'a fait remarquer que je n'ai pas foutu lourd sur ce blog depuis un mois...elle a raison, alors voici un truc à se mettre sous les dents :
    Malgré le climat politique, économique et social pourri de partout et notamment en Guyane, malgré des évènements et des situations qui me font presque pleurer de rage et de désespoir, je dois admettre, et celà pour la deuxième fois, que j'ai eu un cul bordé de nouilles d'être tombé sur le métier que je fais. Vous m'excuserez de l'écart de langage mais il n'y a pas d'autres expressions plus adéquates (de Sheila...Wouahaha ! J'ai une de ces formes, moi !).

    Je disais donc que je fais un métier formidable même si, pour des calculs strictement idéologiques, il est condamné à disparaître très bien tôt, puisqu'il n'y plus qu'un modèle économique reconnu, et ce modèle n'admet pas de domaine privé dans les sphères de l'Etat. Même si actuellement on vit la faillite du système basé sur ce modèle que la décence m'interdit de qualifier, personne n'osera le remettre en question.

    Bref, tout ça pour vous raconter partiellement ma dernière semaine de travail et comment j'ai mis en application certaines pratiques locales...histoire de ne pas mourir idiot et surtout d'en rire.

    Donc, la semaine dernière, nous voici partis le dimanche soir vers Maripa Soula pour pouvoir prendre la pirogue dans les premières heures afin de commencer au plus tôt notre programme bien chargé de ces 3 jours sur le Haut Maroni. Notre projet était dispersé dans plusieurs villages de la commune...dont la cartographie s'avère approximative...quand elle existe ! Nous sommes en France et tout n'est pas cartographié.


    Leçon n°1 sur le fleuve. Ne pas faire son malin en essayant de bronzer sur la pirogue. Il faut être couvert de la tête aux pieds. Faire attention au nez ! Et serrer les fesses quand on passe les sauts. La descente étant plus dangereuse, le gilet de sauvetage est fortment recommandé. Cette fois ci, on a eu droit à un virage raté dans un saut. La pirogue s'est coincée dans des rochers, fort heureusement sans pivoter dans le courant. Je trouve que les incidents m'arrivent de plus et en plus souvent...

    Le plaisir de retrouver ces lieux prend rapidement le pas sur les piqures d'insectes (mes collègues n'ont rien eu mais moi...les insectes m'adorent) ou autres mystères techniques de l'hydraulique sous pression. Malgré les marques évidentes de l'orpaillage qui continue à tout bousiller sur son passage.
    Je retrouve ces villages tranquilles, pour la première fois en période scolaire. Il y a donc plein d'enfants partout, en journée, habillés de vêtements traditionnels : le kalimbé et ...le truc pour les filles dont j'ai oublié le nom. C'est leur uniforme scolaire. Rencontres un peu furtifs avec des habitants, quelques mots échangés, un petit signe de la main, un sourire en coin. La prochaine fois, je prendrai le temps de causer...je ne sais pas encore de quoi, mais ça doit être faisable.







    Fleurs de salade de coumarou, du nom d'un poisson herbivore découvert il y a seulement quelques années et dont on ne connaît pas grand chose. Evidemment, les locaux le connaissaient depuis longtemps ! Des théories de carnivore masqué circulent sur cet animal. Faites des recherches.



    Séance de sport sur un terrain de foot. Les gaminsont l'air de s'amuser comme des fous.



    On tombe de plus et en plus souvent sur des équipements assez incongrus, telles que ces relais d'internet pour les enseignants. Eh oui, c'est plus ce c'était d'enseigner sur le Haut Maroni. Eau à la maison, et electricté gratuite, alors qu'à Maripa Soula, la Mairie n'a pas internet !


    L'eau est la vie, le fleuve et ses berges,  des lieux de vie. Lessive, vaisselle, baignade, recontre, toilettes (pas toout au même endroit, biensûr !). En fait, on occupait leur salle d'eau sans vraiment demander la permission.


    Des gamins jouaient à pêcher au harpon.


    Fabrication de kassav, galette de manioc et base de l'alimentation. Comme d'hab, je n'ose pas et n'aime pas trop prendre les gens en photos. Il faudrait que je demande un jour.

    Après avoir passé la journée sous le soleil (c'est soit le soleil, soit la pluie), on se précipitais pour aller se refroidir, se laver dans le fleuve, se baigner ou faire une petite lessive avant que la nuit ne tombe. Le soir, c'est un apéro, un repas et au lit...enfin, à l'hamac, puisque celui-ci est de rigueur. Moi, j'aime pas trop ça car j'ai du mal à me reposer, mais bon, ce n'est pas la mort non plus.


    Bain avec les villageois.


    Notre gîte. Le RdC chez un villageois.


    Matin calme à Antécum Pata. Quand on ne dort pas bien et qu'on n'a pas picolé, on se lève tôt ! Magique !!!



    Dernière baignade parmi les salades de coumarou
    avant de partir

    Alors, sur le fleuve, on fait ses besoins comme tout le monde. Lors de la conférence sur l'eau dans la civilisation amérindienne, on avait appris que le Améridiens faisaient leur besoin dans l'eau. Pas l'eau stagnante bien sûr, mais là où le courant emporte les déjections loin du village. Ca tombe bien, là où on logeait, c'était à la pointe aval du village et il y avait donc le coin-caca.J'ai profité d'un réveil matinal pour essayer la technique qui consistait à "le faire" les fesses dans l'eau et de laisser le courant tout emporter ...dans le bon sens. Le problème est que à peine, les restes du repas de la veille expulsé, les poissons qui devaient être à mes pieds à ce moment là se sont précipités sous mes fesses. Inutile de précisé que j'ai un bond de Carl Lewis pour me sortir de l'eau ! Comme dans les films d'horreur impliquant les pauvres pirhanas, il y avait un bouillonnement là où le bronze a été démoulé (amis de la poésie, bonsoir...).
    Un peu plus tard, j'ai attrapé au même endroit un piranha, qui aurait dû finir dans nos estomacs si le piroguier ne nous avait pas  concocté un blaf de coumarou(sorte de pirhana herbivore qui vivent dans les sauts).



    Encore un de ces "féroces" pirhanas. Pour l'instant, ce sont eux qui se font manger. Ils ,font des bruits du genre "bub.....bub....bub..." comme pour dire : "Relache moi, relache moi, je t'ai rien fait !"- je dois vraiment avoir des problèmes....



    Fin de mission et retour à la civilisation.


    Voilà ma dernière sortie pour le travail.




    September 22

    Retour au bercail

    Je vais retrouver l'automne et manger des raisins ! Surtout avec tous ceux que j'adore retrouver.
    Yessss !!!
    August 27

    J'ai un métier formidable

    Si on admet l'approximation du mot "formidable", je ne cache pas que ce matin, une réunion m'a donné le sourire un peu couillon toute la journée (ça ne va peut être pas durer, mais c'est toujours ça à prendre).
    Une ethnologue nous a parlé de la perception de l'eau par les Amérindiens. Waouh ! Enfin, on parle des fonds des choses et non se contenter des apparences. Enfin, on met de côté ses préjugés pour essayer de trouver une porte de sortie. Enfin, des mots justes pour parler de ces peuples bafoués et oubliés. Enfin, ils sont, en l'espace d'une réunion, des hommes et des femmes.

    ....

    Bon, d'accord, il faudra voir ce que ce que ça donne dans 15 jours, dans trois mois ou dans 20 ans.

    ...

    Bon, d'accord, il n'y avait là presque exclusivement que des services spécialisés de l'Etat, tous déjà acquis et qui cherchent une solution. Les autres...je ne sais pas où ils étaient.


    En tout cas, pour moi, c'est tout bénef. Le Poupou, il continue d'apprendre. Et c'est une journée ensoleillée malgré la pluie.
    Bonne soirée à tous.

    Ah oui, pour comprendre un peu mieux cet enthousiasme, faut-il préciser que je travaille dans le domaine de l'eau potable et de l'assainissement ?

    August 22

    Spécial Julien

    Avant de vous raconter le déroulement de notre voyage sur le Tapanahoni, je voudrais dédicacer cet article à notre ami Julien qui était rentré (trop tôt) retrouver sa dulcinée (on le lui pardonnera).

    Le voyage sur le Tapanahoni m'aura, entre autre, permis de voir de près, de très près à ce qui fait fantasmer beaucoup de monde...en terme de terreur. Il s'agit des bêtes féroces qui peuplent la région. Et un petit tour sur le net révèle la fascination pour ces bestioles que l'on dit dangereux. Bref, des bestioles à attraper, voire à posséder dans son aquarium.

    Voici le bilan :
    (les photos sont également de Anabelle, Emilie et Charles)
    Jour 1-Stéphanie et son premier piraï, attrapé par ...l'oeil ! Pour les métros, un piraï, c'est le nom local du pirhana. Sur la plage où l'on se baignait, bien sûr.




    -Jour2-Marco qui a pris un aïmara tout en glandant au tour de la table à manger. Si Stéphanie a utilisé une canne à pêche, Marco lui a préféré un gros hameçon, du fil de clôture comme bas de ligne et de la corde à hamac attachée à un arbre dans le coin à caca du village.



    Jour3-encore Marco qui a eu son premier piraï d'une taille confortable, avec un hameçon au bout d'une ligne lancée à la main, juste là où l'on se baignait

    Jour3-cette fois-ci, c'est au tour de Charles de prendre un aïmara tout en dormant. Malheureusement, d'autres bestioles ont profité du sommeil lourd du pêcheur pour grignotter sa prise. Mais bon, comme c'était son premier, il a mis un T-shirt spécial pour l'occasion (les voleurs doivent être des piraï car ils ont tout bouffé...même les arrêtes). Enjoy :



    Jour4-Même les enfants (ici Laura) ont réussi à pêcher des poissons. Un piraï pour la petite.



    Jour4bis- Même moi...avec un hameçon prêté par Charles et de la cordelette pour accessoires..



    Puis après, Marc et Charles, je pense en ont aussi attrapés deux autres :


    Jour5-Marc a encore frappé avec un aïmara appâté à la peau de poulet bien puante.



    Et l'avant dernier jour, même moi, j'en ai attrapé un....pendant que je prenais tranquillement l'apéro. Celui-ci, on l'a donné aux villageois car on n'avait pas eu le temps de le manger.



    Alors Julien, dégouté, n'est pas ? Et encore, on n'avait pas le temps d'attraper le koumarou, le piraï végétarien.
    .
    Ce que je retiens de ça, c'est que je n'aime pas vraiment la pêche. Je le savais pour la pêche au gros à la mer (où j'avais pris une petite raie de 75 cm d'envergure) mais là, je découvre pour la rivière. Les bestioles potentiellement "dangereux" ne me fascinent pas. Et encore, il n'y a pas eu d'accidents avec ces bestioles, à ce que je sache (il y a toujours des histoires...de je ne sais qui, qui connait je ne sais qui, qui a vu je ne sais pas quoi). Il n'y avait pas vraiment de difficultés pour les attraper. Une fois accrochés à l'hameçon, ils étaient à notre merci. Je repêcherai mais juste le stricte nécessaire si on veut en manger. Mais pas de quoi en faire des trophées( j'ai quand meêm ramené des mâchoires de piraï pour les montrer...effectivement les dents sont très coupantes).

    Quant au matériel, le plus simple, c'est le mieux....d'ailleurs, les locaux pêchent avec une simple branche et du fil trop mince. Et ils en attrapent ! Il suffit donc d'un hameçon adapté et d'un bas de ligne en acier. Le fil ? peu importe. Tant que ça tienne.
    L'an prochain, si on a la chance d'aller au Tumuc Humac, il faudra  avoir  autant de chance car on  n'aura que ça à manger !

    En attendant souhaitons un rapide rétablissement à Loïc, pour qu'il puisse revenir reprendre le flambeau de Julien.







    August 17

    Poupou en apprends tous les jours

    Avant hier, la lune était pratiquement pleine.
    Hier, en début de soirée, je l'ai trouvée comme ça :

    Je me suis dit qu'elle a dû tourner vachement vite...mais bon, ça doit être normal.
    Mais plus tard dans la soirée, quand j'ai sorti la poubelle, elle est devenue :

    Je suis sûr que vous avez des explications que vous ne manquerez pas de me donner. D'ailleurs, c'est certainement banale mais je n'ai jamais remarqué ce phénomène.