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12月1日 S2Lundi 1er décembre 2008, deuxième semaine de blocage. Après avoir annoncé une baisse de 10 centimes, le gouvernement annonce 30 centimes sur les 1,77 euro/litre de SP contre 50 centimes réclamés. Depuis la fin de la semaine, beaucoup politiques s'affichent pour dire combien ils sont solidaires du mouvement. Ils ont sont certainement vexés de ne pas avoir eu l'idée de le faire, car l'origine vient des usagers puis relayé par le milieu professionnel. Hier, il y a même un type de Guadeloupe qui a pris un jet privé pour venir en Guyane alors que l'aéroport était fermé. Tout ça pour venir le soutenir le blocage !!! La Guadeloupe et la MArticuqe ont eu d'office 15 centimesen moins sur le carburant qu'ils payaient déjà moins cher qu'en Guyane. Contre ces 30 centimes arrachés aux pétroliers, dont 16 centimes sont dûs en fait à la baisse du prix du pétrol, le gouvernement demande à la Région et au Département de mettre chacun 10 centimes, sur une finance déjà par très en forme ! Contre cet effet le gouvernement promet, non pas 5 millions d'euros, mais 10 millions d'euro d'aide à la région. Ce soir il a été décidé de continuer le blocage alors que les premières brèches apparaissent sur le front. La fatigue, le découragement et il faut surtout la perte financier entame petit et à petit le moral de la troupe. Je me demande comment tout ça va se terminer. Aujourd'hui, j'ai vu un quadriréacteur s'envoler de Guyane...alors que l'aéroport ne sera ouvert que demain matin. Mes collègues du fleuve ne peuvent retourner chez eux faute d'avion pourront bientôt regagner leur travail. Les premiers vols dans les maisons sont de retour. Chez mes collègues, l'un s'est fait voler un pantalon et une chemise, un autre un vélo et au moins une perceuse (peut-être aussi mon Dremel, laissé en dépôt). Au bureau un de nos véhicule s'est fait siphonné le carburant... L'ambiance est un peu bizarre. Tranquille, mais comme sous tension. Je profite de ces derniers instants de tranquilité. 11月25日 Prix du carburant en GuyaneBon, deuxième jour du blocage de Guyane par tout le monde et n'importe-qui. Aux dernières nouvelles il y a même eu deux barrages de jeunes, de quartier, qui voulaient racketter les passants pour payer l'essence de leur scooter...enfin, on dit booster ici. Ha, ha, ça s'emballe. A l'origine de tout ça, c'est le prix du carburant. Petite explication : le prix du carburant en Guyane est fixé par le préfet. Bon pour l'instant tout va bien. Au début, je croyais que l'Etat finançait le prix du carburant pour atténuer le surcoût dû à l'étroitesse du marché (200 000 habitants, petite infrastructure routière). En réalité, c'est beaucoup plus simple. Le préfet tient compte de l'offre des pétroliers et fixe le prix en ajoutant les taxes locales (les octrois de mer) et la TVA à 0 %. Ce qui a dérapé, c'est qu'il semble qu'il n'y a eu aucune négociation avec les pétroliers. Comme ils sont en situation de monopole ils ont certainement pu imposer leur prix. Il paraît qu'ils ont eu du manque à gagner...ce que j'ai vraiment du mal à croire. Quand on négocie, c'est exactement comme pour acheter un tapis. Mais quand on ne négocie pas, c'est tout bénef pour le vendeur ! Je ne vois pas pour quoi ils feraient du social. Côté préfecture, on ne doit pas être très à l'aise dans le calçon en ce moment. Ils paraissent comme complices des entreprises pétrolières. Moi, je savoure toujours cette ambiance de fin du monde (enfin, je crois...). Peut-être que ça va mal tourner...peut-être pas. Par cequ'enfin, quel est le bon prix du carburant ? Pour ma Twingo (et vélo) ou pour le gros 4x4 ? Si ça les amuse d'engraisser les pétroliers... Amen. 11月24日 Wahouuouuuu !!!!Je suis un peu en manque d'inspiration pour le titre mais ça veut à peu près dire ce que je ressens. Voilà, je suis content aujourd'hui et plus particulièrement ce soir quand je savoure la tranquillité enfin digne de la Guyane. Personne ne m'a rien dit mais ce matin j'ai découvert que des citoyens excédés par le coût du carburant, ont bloqués les routes de Guyane ! Bon, beaucoup de mes collègues étaient coincés à l'extérieur de Cayenne, mais moi j'étais en formation à l'intérieur du périmètre de blocage ! Et quelle tranquillité, ces routes sans trop de voitures, et surtout sans ces nombreux conducteurs qui ont eu leur permis dans une boite de Bonux. Ce soir, je n'entends pas ces habituels crétins avec leur sono défiler sur la route....aaaahhhh, que c'est bonnn ! Finalement, j'espère que le bras de fer va durer car moi, ça me fait des vacances à mes oreilles. Je me suis mis à rêver d'un monde sans la bagnole. Ce truc que je déteste et que je suis obligé de posséder. Et surtout, ça m'a fait marrer, de voir des proprios des 4x4, parmi les premiers à distribuer des tractes contre ce fameux prix du carburant. Le prix du carburant est fixé par le préfet et c'est vrai que ce prix s'établit d'une façon opaque, sur le prix imposé par les pétroliers. Mais bon, à chacun son tour de savourer la situation. PS, je n'ai pas de photo pour illustrer ça. 11月18日 Je vous invite.... ...chez moi, c'est au bout de la route, là ! Oui, la où c'est pas éclairé. Et encore, je vis en ville... Au Cambodge, j'aurai trouvé ça normal. 11月15日 La belle vie, c'est finiLa saison sèche prend fin tranquillement avec l'arrivée des nuages. Hier, il y a eu de la pluie le matin. Bientôt, ce sera de plus et en plus fréquent. 11月12日 Ces bonnes choses qu'on ne mangera pasMais on s'en fout, n'est-ce pas ? 11月11日 Je n'ai pas envie de fraises......mais j'ai envie de pain. Le pain au levain chez Héliose ou le pavé de Daumesnil, par exemple. Avec du Beaufort d'été, tiens! 10月28日 J'ai un métier formidable 2Ma soeur m'a fait remarquer que je n'ai pas foutu lourd sur ce blog depuis un mois...elle a raison, alors voici un truc à se mettre sous les dents : Malgré le climat politique, économique et social pourri de partout et notamment en Guyane, malgré des évènements et des situations qui me font presque pleurer de rage et de désespoir, je dois admettre, et celà pour la deuxième fois, que j'ai eu un cul bordé de nouilles d'être tombé sur le métier que je fais. Vous m'excuserez de l'écart de langage mais il n'y a pas d'autres expressions plus adéquates (de Sheila...Wouahaha ! J'ai une de ces formes, moi !). Je disais donc que je fais un métier formidable même si, pour des calculs strictement idéologiques, il est condamné à disparaître très bien tôt, puisqu'il n'y plus qu'un modèle économique reconnu, et ce modèle n'admet pas de domaine privé dans les sphères de l'Etat. Même si actuellement on vit la faillite du système basé sur ce modèle que la décence m'interdit de qualifier, personne n'osera le remettre en question. Bref, tout ça pour vous raconter partiellement ma dernière semaine de travail et comment j'ai mis en application certaines pratiques locales...histoire de ne pas mourir idiot et surtout d'en rire. Donc, la semaine dernière, nous voici partis le dimanche soir vers Maripa Soula pour pouvoir prendre la pirogue dans les premières heures afin de commencer au plus tôt notre programme bien chargé de ces 3 jours sur le Haut Maroni. Notre projet était dispersé dans plusieurs villages de la commune...dont la cartographie s'avère approximative...quand elle existe ! Nous sommes en France et tout n'est pas cartographié. Leçon n°1 sur le fleuve. Ne pas faire son malin en essayant de bronzer sur la pirogue. Il faut être couvert de la tête aux pieds. Faire attention au nez ! Et serrer les fesses quand on passe les sauts. La descente étant plus dangereuse, le gilet de sauvetage est fortment recommandé. Cette fois ci, on a eu droit à un virage raté dans un saut. La pirogue s'est coincée dans des rochers, fort heureusement sans pivoter dans le courant. Je trouve que les incidents m'arrivent de plus et en plus souvent... Le plaisir de retrouver ces lieux prend rapidement le pas sur les piqures d'insectes (mes collègues n'ont rien eu mais moi...les insectes m'adorent) ou autres mystères techniques de l'hydraulique sous pression. Malgré les marques évidentes de l'orpaillage qui continue à tout bousiller sur son passage. Je retrouve ces villages tranquilles, pour la première fois en période scolaire. Il y a donc plein d'enfants partout, en journée, habillés de vêtements traditionnels : le kalimbé et ...le truc pour les filles dont j'ai oublié le nom. C'est leur uniforme scolaire. Rencontres un peu furtifs avec des habitants, quelques mots échangés, un petit signe de la main, un sourire en coin. La prochaine fois, je prendrai le temps de causer...je ne sais pas encore de quoi, mais ça doit être faisable. Fleurs de salade de coumarou, du nom d'un poisson herbivore découvert il y a seulement quelques années et dont on ne connaît pas grand chose. Evidemment, les locaux le connaissaient depuis longtemps ! Des théories de carnivore masqué circulent sur cet animal. Faites des recherches. Séance de sport sur un terrain de foot. Les gaminsont l'air de s'amuser comme des fous. On tombe de plus et en plus souvent sur des équipements assez incongrus, telles que ces relais d'internet pour les enseignants. Eh oui, c'est plus ce c'était d'enseigner sur le Haut Maroni. Eau à la maison, et electricté gratuite, alors qu'à Maripa Soula, la Mairie n'a pas internet ! L'eau est la vie, le fleuve et ses berges, des lieux de vie. Lessive, vaisselle, baignade, recontre, toilettes (pas toout au même endroit, biensûr !). En fait, on occupait leur salle d'eau sans vraiment demander la permission. Des gamins jouaient à pêcher au harpon. Fabrication de kassav, galette de manioc et base de l'alimentation. Comme d'hab, je n'ose pas et n'aime pas trop prendre les gens en photos. Il faudrait que je demande un jour. Après avoir passé la journée sous le soleil (c'est soit le soleil, soit la pluie), on se précipitais pour aller se refroidir, se laver dans le fleuve, se baigner ou faire une petite lessive avant que la nuit ne tombe. Le soir, c'est un apéro, un repas et au lit...enfin, à l'hamac, puisque celui-ci est de rigueur. Moi, j'aime pas trop ça car j'ai du mal à me reposer, mais bon, ce n'est pas la mort non plus. Bain avec les villageois. Notre gîte. Le RdC chez un villageois. Matin calme à Antécum Pata. Quand on ne dort pas bien et qu'on n'a pas picolé, on se lève tôt ! Magique !!! Dernière baignade parmi les salades de coumarou avant de partir Alors, sur le fleuve, on fait ses besoins comme tout le monde. Lors de la conférence sur l'eau dans la civilisation amérindienne, on avait appris que le Améridiens faisaient leur besoin dans l'eau. Pas l'eau stagnante bien sûr, mais là où le courant emporte les déjections loin du village. Ca tombe bien, là où on logeait, c'était à la pointe aval du village et il y avait donc le coin-caca.J'ai profité d'un réveil matinal pour essayer la technique qui consistait à "le faire" les fesses dans l'eau et de laisser le courant tout emporter ...dans le bon sens. Le problème est que à peine, les restes du repas de la veille expulsé, les poissons qui devaient être à mes pieds à ce moment là se sont précipités sous mes fesses. Inutile de précisé que j'ai un bond de Carl Lewis pour me sortir de l'eau ! Comme dans les films d'horreur impliquant les pauvres pirhanas, il y avait un bouillonnement là où le bronze a été démoulé (amis de la poésie, bonsoir...). Un peu plus tard, j'ai attrapé au même endroit un piranha, qui aurait dû finir dans nos estomacs si le piroguier ne nous avait pas concocté un blaf de coumarou(sorte de pirhana herbivore qui vivent dans les sauts). Encore un de ces "féroces" pirhanas. Pour l'instant, ce sont eux qui se font manger. Ils ,font des bruits du genre "bub.....bub....bub..." comme pour dire : "Relache moi, relache moi, je t'ai rien fait !"- je dois vraiment avoir des problèmes.... Fin de mission et retour à la civilisation. Voilà ma dernière sortie pour le travail. 9月24日 AF607 du 23 septembr 2008-Yesssss!!!Après une nuit blanche et le cou en compote, tout ce qui me vient à la tête c'est l'évènement d'hier. J'accède enfin au mythe du monde de l'aviation. J'ai enfin parlé à une hotesse de l'air ! Après je ne sais combien de voyages depuis 4 ans et 130 000 miles accumlés et une saison en Silver, une de ces dames daigne enfin me parler. Il faut dire que l'avion était vide et je m'étais placé tout seul en queue de l'appareil. Alors, en attendant le remplissage de kérosene, on a un peu bavardé. En plus d'être l'une des plus jolies sur la ligne Cayenne-Paris, elle savait être drôle.
Bin voilà !
Non, je ne sais pas comment elle s'appelle. Et non, elle ne m'a pas donné son n° de téléphone (du coup, j'ai pas donné mon portable non plus).
Ha ! Ce soir, badminton avec Sophie !
Quoi, je passe du coq à l'âne ?
Bin c'est que chaque fois que je rentre, c'est le gros bordel. Je ne suis jamais parti avec le travail terminé...du coup ça rumine. Et ici, je sais à peine où je serai plus de trois jours d'avance.
Je voius promets pour bien tôt des articles de fond !
Si,si!!
Allez, bonne semaine à tous. 9月22日 Retour au bercailJe vais retrouver l'automne et manger des raisins ! Surtout avec tous ceux que j'adore retrouver. Yessss !!! 9月10日 Aussi tôt dit...Sur la proposition de Romy, je me suis quand même remué pour vous produire ça : J'étais assez réticent de me lancer dans de la manip, mais j'ai réussi à trouver le bon bouton assez rapidement. C'est chouette ! Je suis toujours dispensé d'écrire. Maintenant, repos ! 9月9日 Et toujoursRomy m'a donné là une bonne idée ! En plus, c'est peut-être la saison des fleurs. Soumises à un stress hydrique de la saison sèche, les plantes se sont mises à faire des fleurs (je raconte certainement une grosse connerie, mais bon, j'en suis plus à celle là près). Peut-être de l'ébène vert. En vrai, c'est plutôt fuchia 9月5日 Encore de la couleur La même chose à midi : Ou encore des flamboyants (hors saison) C'est pratique. Je n'ai pas à me creuser la tête pour écrire. 9月4日 Un peu de couleur, merde ! A défaut de pouvoir changer le monde, j'ajoute de la couleur à cette page. A travers mon regard, la Guyane, c'est quand même vachement verte. Moi j'en profite car je ne sais pas combien de temps ça va encore durer. Vous n'avez pas maqué de remarquerla qualité de lose de la photo. Ca pixelise, et je n'y suis pour rien. Ca sent de changement d'hébergeur. En tout cas, ce sont des bougainvilleirs (enfin...je crois) à la tombée du jour, d'où la lumière jaunâtre. Bonne soirée 9月1日 Fin de semaine aux chutes GrégoireComme je suis sympa et de bonne compagnie, les jeunes collègues m'ont convié à une de leur sorties secrètes, réservées exclusivement aux moins de trente ans ayant une bonne condition physique, un moral de gagnant de Koh Lanta et les dents Ultra-bright. Bref, c'était avec une reconnaissance fébrile que j'ai accepté l'invitation., non sans avoir consulté mon médecin spécialisé en rhume de foin et de panaries aux orteils. Le feu vert obtenu de l'homme de science(en fait une femme), j'ai passé les trois dernières semaines à me préparer physiquement et surtout mentalement pour être digne de la confiance de mes collègues. Sans parler du matériel. Les sac de portage, le sac-à-dos étanche de chez Décath à 29€, les super Merell qui vont partout, même dans l'eau, mon filtre à eau à 0,2 micron, ma pâte de tamarin, le ngoc mam, ail et échalottes. Sans oublier de la réserve de rhum, de sucre et de citrons verts. En revacnhe, exit la pelle-à-caca, exit les chaussures de brousse...ce qui s'avère être une erreur stratégique qui allait me coûter beaucoup...mais à ce moment là, je ne le savais pas. Bref, nous voilà partis, avec notre fidèle canidé anti-jaguar, Canelle (il paraît qui'ils adorent le chien et s'il y en a un dans le camp, il sera bouffé à notre place). Presque deux heures de Renault (les autres marques auront plus de mal) plus tard, on débarque en aval du barrage de Petit Saut, dans une odeur d'oeuf pourris alors que personne ne s'était détendu le digesteur. On a mis les canoës à l'eau là où c'est marqué : Danger, vagues dangereuses lors des lachés d'eau. Mais nous on n'a même pas eu peur. Seulement un peu angoissé à l'idée que ça peut arriver qu'un con décide de délester le barrage en début de saison sèche. En bas à droite, l'encas de jaguar. Bin oui, vous vous attendiez à l'odeur de rose sous un barrage dont l'eau a submergé des millions d'hectars de forêts ? La matière en décomposition dans la retenue produit des gaz. Méthane ou/et H2S ...enfin bref, ça pue. Mais tant que ça reste dans l'eau en amont du barrage, ça va. Mais Quand on relâche l'eau, tous les gaz sont libérés. C'est pour ça que ça pue. Voilà pour la leçon des choses. Donc, on débarque les canoës, deux, on répartit les charges : 4 filles, 7 sacs à dos et trois rameurs. Les sacs non étanches sont enfermés dans des sacs poubelles. On camoufle les voitures sous des feuillages...non, c'est pas vrai. Elles étaient juste remontées et garées hors de la route. Ensuite, nous voilà partis à descendre la rivière. A part les odeurs, c'était assez agréable car on ne ramait presque pas. Au bout d'environ une demi heure, on accoste sur la rive gauche dans une petite crique, là où il y a un grand arbre...enfin, il y en avait partout de grands arbres, on cache les canoës et nous voici partis ^pour environ une petite heure de marche. On traverse une forêt bizarre. Les arbres sont petits et il y avait partout des trous dans sol. Un vrai champ de bataille de 14/18. On arrive enfin aux cascades : En repartant, ils ont tout ramassé...même le moindre mégot ! Ils sont bien ces jeunes. Voilà, un WE ordinaire en Guyane. Merci Marc, Cath, Fanny, Mathieu, Marie et Julie. Et Canelle bien sûr. Bonsoir 8月28日 En boucleEn écrivant ces lignes, j'écoute Feist et plus exactement "1, 2, 3, 4" sur DEEZER. Je vous aurais fait profiter si je savais comment insérer ce foutu lecteur (je sais, Cécile, tu me l'avais déjà expliqué...mais peine perdu..). Cette chanson était fdans ma tête toute la journée au bureau. La voilà qui me poursuit chez moi. J'ai l'impression de faire partie de la chanson. C'est génial. Bonne soirée à tous Soyez heureux. 8月27日 J'ai un métier formidableSi on admet l'approximation du mot "formidable", je ne cache pas que ce matin, une réunion m'a donné le sourire un peu couillon toute la journée (ça ne va peut être pas durer, mais c'est toujours ça à prendre). Une ethnologue nous a parlé de la perception de l'eau par les Amérindiens. Waouh ! Enfin, on parle des fonds des choses et non se contenter des apparences. Enfin, on met de côté ses préjugés pour essayer de trouver une porte de sortie. Enfin, des mots justes pour parler de ces peuples bafoués et oubliés. Enfin, ils sont, en l'espace d'une réunion, des hommes et des femmes. .... Bon, d'accord, il faudra voir ce que ce que ça donne dans 15 jours, dans trois mois ou dans 20 ans. ... Bon, d'accord, il n'y avait là presque exclusivement que des services spécialisés de l'Etat, tous déjà acquis et qui cherchent une solution. Les autres...je ne sais pas où ils étaient. En tout cas, pour moi, c'est tout bénef. Le Poupou, il continue d'apprendre. Et c'est une journée ensoleillée malgré la pluie. Bonne soirée à tous. Ah oui, pour comprendre un peu mieux cet enthousiasme, faut-il préciser que je travaille dans le domaine de l'eau potable et de l'assainissement ? 8月22日 Spécial JulienAvant de vous raconter le déroulement de notre voyage sur le Tapanahoni, je voudrais dédicacer cet article à notre ami Julien qui était rentré (trop tôt) retrouver sa dulcinée (on le lui pardonnera). Le voyage sur le Tapanahoni m'aura, entre autre, permis de voir de près, de très près à ce qui fait fantasmer beaucoup de monde...en terme de terreur. Il s'agit des bêtes féroces qui peuplent la région. Et un petit tour sur le net révèle la fascination pour ces bestioles que l'on dit dangereux. Bref, des bestioles à attraper, voire à posséder dans son aquarium. Voici le bilan : (les photos sont également de Anabelle, Emilie et Charles) Jour 1-Stéphanie et son premier piraï, attrapé par ...l'oeil ! Pour les métros, un piraï, c'est le nom local du pirhana. Sur la plage où l'on se baignait, bien sûr. -Jour2-Marco qui a pris un aïmara tout en glandant au tour de la table à manger. Si Stéphanie a utilisé une canne à pêche, Marco lui a préféré un gros hameçon, du fil de clôture comme bas de ligne et de la corde à hamac attachée à un arbre dans le coin à caca du village. Jour3-encore Marco qui a eu son premier piraï d'une taille confortable, avec un hameçon au bout d'une ligne lancée à la main, juste là où l'on se baignait Jour3-cette fois-ci, c'est au tour de Charles de prendre un aïmara tout en dormant. Malheureusement, d'autres bestioles ont profité du sommeil lourd du pêcheur pour grignotter sa prise. Mais bon, comme c'était son premier, il a mis un T-shirt spécial pour l'occasion (les voleurs doivent être des piraï car ils ont tout bouffé...même les arrêtes). Enjoy : Jour4-Même les enfants (ici Laura) ont réussi à pêcher des poissons. Un piraï pour la petite. Jour4bis- Même moi...avec un hameçon prêté par Charles et de la cordelette pour accessoires.. Puis après, Marc et Charles, je pense en ont aussi attrapés deux autres : Jour5-Marc a encore frappé avec un aïmara appâté à la peau de poulet bien puante. Et l'avant dernier jour, même moi, j'en ai attrapé un....pendant que je prenais tranquillement l'apéro. Celui-ci, on l'a donné aux villageois car on n'avait pas eu le temps de le manger. Alors Julien, dégouté, n'est pas ? Et encore, on n'avait pas le temps d'attraper le koumarou, le piraï végétarien. . Ce que je retiens de ça, c'est que je n'aime pas vraiment la pêche. Je le savais pour la pêche au gros à la mer (où j'avais pris une petite raie de 75 cm d'envergure) mais là, je découvre pour la rivière. Les bestioles potentiellement "dangereux" ne me fascinent pas. Et encore, il n'y a pas eu d'accidents avec ces bestioles, à ce que je sache (il y a toujours des histoires...de je ne sais qui, qui connait je ne sais qui, qui a vu je ne sais pas quoi). Il n'y avait pas vraiment de difficultés pour les attraper. Une fois accrochés à l'hameçon, ils étaient à notre merci. Je repêcherai mais juste le stricte nécessaire si on veut en manger. Mais pas de quoi en faire des trophées( j'ai quand meêm ramené des mâchoires de piraï pour les montrer...effectivement les dents sont très coupantes). Quant au matériel, le plus simple, c'est le mieux....d'ailleurs, les locaux pêchent avec une simple branche et du fil trop mince. Et ils en attrapent ! Il suffit donc d'un hameçon adapté et d'un bas de ligne en acier. Le fil ? peu importe. Tant que ça tienne. L'an prochain, si on a la chance d'aller au Tumuc Humac, il faudra avoir autant de chance car on n'aura que ça à manger ! En attendant souhaitons un rapide rétablissement à Loïc, pour qu'il puisse revenir reprendre le flambeau de Julien. 8月20日 Poupou l'objo .Stéphane serait fier de moi s'il me lisait. Je m'exprime enfin sur ce sujet. Je réagis aux 10 soldats morts en Afghanistan. Ca me rappelle les années 80 lors de l'attentat contre l'immeuble Drakkar à Beyrouth (les plus jeunes d'entre vous se renseigneront sur Internet...) où le père d'un soldat tué a essayé d'écraser Charles Hernu, le Minsitre de la Défense. Ici, personne n'a encore cherché à tuer un responsable politique mais le réflex est le même : en plus du deuil, il y a la colère. J'en ai même vu une qui veut qu'on "les laisse se battre entre eux et qu'on fasse revenir son frère". Là, ça me laisse sans voix. Quand un homme ou une femme s'engage (car le service militaire, c'est fini) quelqu'un s'est-il opposé à leur choix ? Mais à quoi pensent-t-ils quand un de leur proches s'engage ? Club Med ? Koh Lanta ? Scout ? Le pactole des primes de... mort ? Il faut quand même rappeler aux bonnes gens que être soldat, c'est tuer et aussi se faire tuer. Surtout dans les unités combattantes. De plus, les décisions ne leur appartiennent pas, même si, plus on monte dans les grades, moins c'est vrai. Et comme toute décision il peut y avoir de sensées et de connes....sauf que dans ce cas, ça se termine souvent dans un bain de sang. S'engager, c'est accepter ces "petits inconvénients". Je comprends encore la colère des familles des soldats tués. Et encore, je ne suis d'accord avec elles que sur la douleur car il n'est jamais normal de perdre un proche et un être aimé. Le "métier" de soldat n'est pas un métier ordinaire. Beaucoup semble l'avoir oublié. |
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