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Virginie en Guyane
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benjamin

Poupou en Guyane

Les aventures ordinaires et banales de Poupou en Guyane "française" ou "oui, on peut vivre très normalement en Guyane !!! La preuve..."
August 27

J'ai un métier formidable

Si on admet l'approximation du mot "formidable", je ne cache pas que ce matin, une réunion m'a donné le sourire un peu couillon toute la journée (ça ne va peut être pas durer, mais c'est toujours ça à prendre).
Une ethnologue nous a parlé de la perception de l'eau par les Amérindiens. Waouh ! Enfin, on parle des fonds des choses et non se contenter des apparences. Enfin, on met de côté ses préjugés pour essayer de trouver une porte de sortie. Enfin, des mots justes pour parler de ces peuples bafoués et oubliés. Enfin, ils sont, en l'espace d'une réunion, des hommes et des femmes.

....

Bon, d'accord, il faudra voir ce que ce que ça donne dans 15 jours, dans trois mois ou dans 20 ans.

...

Bon, d'accord, il n'y avait là presque exclusivement que des services spécialisés de l'Etat, tous déjà acquis et qui cherchent une solution. Les autres...je ne sais pas où ils étaient.


En tout cas, pour moi, c'est tout bénef. Le Poupou, il continue d'apprendre. Et c'est une journée ensoleillée malgré la pluie.
Bonne soirée à tous.

Ah oui, pour comprendre un peu mieux cet enthousiasme, faut-il préciser que je travaille dans le domaine de l'eau potable et de l'assainissement ?

August 22

Spécial Julien

Avant de vous raconter le déroulement de notre voyage sur le Tapanahoni, je voudrais dédicacer cet article à notre ami Julien qui était rentré (trop tôt) retrouver sa dulcinée (on le lui pardonnera).

Le voyage sur le Tapanahoni m'aura, entre autre, permis de voir de près, de très près à ce qui fait fantasmer beaucoup de monde...en terme de terreur. Il s'agit des bêtes féroces qui peuplent la région. Et un petit tour sur le net révèle la fascination pour ces bestioles que l'on dit dangereux. Bref, des bestioles à attraper, voire à posséder dans son aquarium.

Voici le bilan :
(les photos sont également de Anabelle, Emilie et Charles)
Jour 1-Stéphanie et son premier piraï, attrapé par ...l'oeil ! Pour les métros, un piraï, c'est le nom local du pirhana. Sur la plage où l'on se baignait, bien sûr.




-Jour2-Marco qui a pris un aïmara tout en glandant au tour de la table à manger. Si Stéphanie a utilisé une canne à pêche, Marco lui a préféré un gros hameçon, du fil de clôture comme bas de ligne et de la corde à hamac attachée à un arbre dans le coin à caca du village.



Jour3-encore Marco qui a eu son premier piraï d'une taille confortable, avec un hameçon au bout d'une ligne lancée à la main, juste là où l'on se baignait

Jour3-cette fois-ci, c'est au tour de Charles de prendre un aïmara tout en dormant. Malheureusement, d'autres bestioles ont profité du sommeil lourd du pêcheur pour grignotter sa prise. Mais bon, comme c'était son premier, il a mis un T-shirt spécial pour l'occasion (les voleurs doivent être des piraï car ils ont tout bouffé...même les arrêtes). Enjoy :



Jour4-Même les enfants (ici Laura) ont réussi à pêcher des poissons. Un piraï pour la petite.



Jour4bis- Même moi...avec un hameçon prêté par Charles et de la cordelette pour accessoires..



Puis après, Marc et Charles, je pense en ont aussi attrapés deux autres :


Jour5-Marc a encore frappé avec un aïmara appâté à la peau de poulet bien puante.



Et l'avant dernier jour, même moi, j'en ai attrapé un....pendant que je prenais tranquillement l'apéro. Celui-ci, on l'a donné aux villageois car on n'avait pas eu le temps de le manger.



Alors Julien, dégouté, n'est pas ? Et encore, on n'avait pas le temps d'attraper le koumarou, le piraï végétarien.
.
Ce que je retiens de ça, c'est que je n'aime pas vraiment la pêche. Je le savais pour la pêche au gros à la mer (où j'avais pris une petite raie de 75 cm d'envergure) mais là, je découvre pour la rivière. Les bestioles potentiellement "dangereux" ne me fascinent pas. Et encore, il n'y a pas eu d'accidents avec ces bestioles, à ce que je sache (il y a toujours des histoires...de je ne sais qui, qui connait je ne sais qui, qui a vu je ne sais pas quoi). Il n'y avait pas vraiment de difficultés pour les attraper. Une fois accrochés à l'hameçon, ils étaient à notre merci. Je repêcherai mais juste le stricte nécessaire si on veut en manger. Mais pas de quoi en faire des trophées( j'ai quand meêm ramené des mâchoires de piraï pour les montrer...effectivement les dents sont très coupantes).

Quant au matériel, le plus simple, c'est le mieux....d'ailleurs, les locaux pêchent avec une simple branche et du fil trop mince. Et ils en attrapent ! Il suffit donc d'un hameçon adapté et d'un bas de ligne en acier. Le fil ? peu importe. Tant que ça tienne.
L'an prochain, si on a la chance d'aller au Tumuc Humac, il faudra  avoir  autant de chance car on  n'aura que ça à manger !

En attendant souhaitons un rapide rétablissement à Loïc, pour qu'il puisse revenir reprendre le flambeau de Julien.







August 20

Poupou l'objo .

Stéphane serait fier de moi s'il me lisait. Je m'exprime enfin sur ce sujet.
Je réagis aux 10 soldats morts en Afghanistan. Ca me rappelle les années 80 lors de l'attentat contre l'immeuble Drakkar à Beyrouth (les plus jeunes d'entre vous se renseigneront sur Internet...) où le père d'un soldat tué  a essayé d'écraser Charles Hernu, le Minsitre de la Défense.
Ici, personne n'a encore cherché à tuer un responsable politique mais le réflex est le même : en plus du deuil, il y a la colère. J'en ai même vu une qui veut qu'on "les laisse se battre entre eux et qu'on fasse revenir son frère".
Là, ça me laisse sans voix.
Quand un homme ou une femme s'engage (car le service militaire, c'est fini) quelqu'un s'est-il opposé à leur choix ? Mais à quoi pensent-t-ils quand un de leur proches s'engage  ? Club Med ? Koh Lanta ? Scout ? Le pactole des primes de... mort ?
Il faut quand même rappeler aux bonnes gens que être soldat, c'est tuer et aussi se faire tuer. Surtout dans les unités combattantes. De plus, les décisions ne leur appartiennent pas, même si,  plus on monte dans les grades, moins c'est vrai. Et comme toute décision il peut y avoir de sensées et de connes....sauf que dans ce cas, ça se termine souvent dans un bain de sang. S'engager, c'est accepter ces "petits inconvénients".

Je comprends encore la colère des familles  des soldats tués. Et encore, je ne suis d'accord avec elles que sur la douleur car il n'est jamais normal de perdre un proche et un être aimé.

Le "métier" de soldat n'est pas un métier ordinaire. Beaucoup semble l'avoir oublié.





August 17

Poupou en apprends tous les jours

Avant hier, la lune était pratiquement pleine.
Hier, en début de soirée, je l'ai trouvée comme ça :

Je me suis dit qu'elle a dû tourner vachement vite...mais bon, ça doit être normal.
Mais plus tard dans la soirée, quand j'ai sorti la poubelle, elle est devenue :

Je suis sûr que vous avez des explications que vous ne manquerez pas de me donner. D'ailleurs, c'est certainement banale mais je n'ai jamais remarqué ce phénomène.

Souvenirs de vacances

Voici quelques objets que j'ai ramenés de mon voyage à la montagne sacrée.

Un zoli collier pas spécialement améridien mais il a été fabriqué par des Wayanas.


Des grolots de danse traditionnelles utilisés aussi bien par les Wayanas que par des Bushi Nengés. Les coquilles proviennent d'un fruit dont l'arbre poussent dans beaucoup de jardins à Cayenne !


Enfin, une pièce rêvée : une tête de hache polie ! On connaît les polissoires, mais c'est la première fois que je vois l'outil fabriqué.



Une autre vue de la tête de hache.

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poupou

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Parti de rien, je suis arrivé nulle part, mais tout seul.
-Marx (Groucho)